Le bon moment, c’est toujours maintenant !

Le bon moment, c’est toujours maintenant !

Le contexte

« Le bon moment, c’est toujours maintenant » est une phrase que je (me) répète souvent depuis quelques semaines. Je l’ai compris en ayant entendu ce concept de la bouche de ma dernière coach.

Pourquoi cette phrase me parle-t-elle, spécifiquement ? Parce qu’elle vient me rappeler l’importance de passer à l’action, dès maintenant et, SANS ATTENDRE…

J’ai repéré cela à plusieurs reprises : J’attend(ai)s, sans m’en rendre compte, que toutes les conditions souhaitées soient réunies avant de me lancer.

Le fait d’en prendre conscience m’a permis d’apprendre à faire autrement, pour avancer plus vite vers ce que je veux. Je vous donnerai quelques exemples un peu plus loin.

Attention, je ne dis pas que je ne tombe plus du tout dans ce piège d’attendre que tout soit parfait ! Mais comme je suis plus vigilante sur ce point, je constate plus rapidement quand cela arrive, et je peux réorienter le tir plus vite-fait.

J’ai aussi compris que mes attentes étaient souvent liées à mes peurs.

Quelles sont les attentes que je pouvais (et que je peux parfois encore) avoir avant de me lancer concrètement ?

Pour me sentir prête et capable de me lancer dans la réalisation d’un objectif, je pouvais avoir des attentes telles que :

Avoir (plus) confiance en moi (Dans ce cas, j’avais peur de ne pas être assez bien, ou assez ceci ou cela.)

Avoir de l’expérience (J’avais peur de ne pas être suffisamment reconnue, légitime.)

Me former d’abord à telle ou telle chose, pour me sentir plus légitime dans ce que je veux proposer (J’avais peur de passer pour un imposteur – Ce mot n’a pas de féminin, soit dit en passant.)

Attendre que tout soit parfait comme je le veux (mon p’tit côté perfectionniste, pour la peur de faire mal, ou pas assez bien aux yeux des autres).

Me donner le temps / Prendre le temps, c’est à dire ne surtout pas me mettre la pression. (J’avais tout simplement peur de me lancer dans l’inconnu.)

Etre sûre d’avoir l’argent (pour la peur d’en manquer, de ne pas en avoir suffisamment.)

Etre sûre que mon idée marcherait, aurait du succès, plairait à tout le monde (Oups ! Peur du jugement des autres.)

La liste pourrait vraisemblablement encore s’étoffer, mais ça en fait déjà pas mal à vivre !

Attendre d’avoir réuni tout cela avant de me lancer, c’était un peu comme attendre « quand les poules auront des dents… »

L’importance de passer à l’action, même si tout n’est pas réuni.

Dans l’article précédent, j’évoquais que le fait de passer à l’action était super important ! Parce qu’en plus, cela vous empêche de vous plaindre lorsque vous rencontrez des difficultés dans votre vie. Quand vous passez à l’action pour remédier à quelque chose qui ne vous satisfait pas, vous êtes à ce moment-là « acteur », et donc vous ne subissez plus les choses. Du moins, vous les subissez avec moins d’intensité.

Les stats sont sans appel :

Combien de projets ne se sont-ils jamais réalisés, par inaction et même procrastination ? 100%

Alors, comment ai-je finalement réussi à me lancer, en n’attendant plus que toutes les conditions soient réunies ?

Déjà, comme je voyais que je n’avançais plus, je suis allée chercher de l’aide auprès d’une coach. Il y en a eu deux successifs en fait. Le premier m’a permis de m’apercevoir de mes capacités autour de l’écriture. La seconde m’a permis de faire le lien entre mes capacités et comment je pouvais les utiliser, en prenant surtout du plaisir, dans le cadre de mon activité professionnelle.

En plus de cette notion de plaisir dans le travail que j’ai remis également au centre de ma vie, je me suis ouverte au fait que…

La vie est une aventure

S’il y a bien une chose que j’ai intégrée depuis mon dernier coaching avec Mélanie, c’est l’importance de l’expérimentation, de se « jeter dans l’inconnu. »

Expérimenter, ça veut dire vivre l’expérience qu’on ambitionne, tout simplement en se lançant dans celle-ci.

J’ose. J’y vais. Je me lance telle que je suis ! Je n’attends plus d’être parfaite ! (ou d’en avoir l’impression.)

Pour me soutenir dans cette démarche nouvelle, je dois d’abord régulièrement me rappeler de mes qualités et capacités, ou bien être capable d’entendre, quand les autres me les rappellent.

Je me rappelle aussi de mon intention profonde, aider l’autre.

Je me rappelle enfin et surtout de ma grande valeur intrinsèque, mais aussi que je porte des chaussons, ce qui permettra à mes chevilles de gonfler encore plus si elles en ont envie ! 🙂

Pour expérimenter concrètement, après la phase où je reprends conscience de mes capacités, je mets en place les premières actions, les plus simples.

Quelques exemples où je suis passée à l’action, avec des actions simples pour commencer.

Mon voyage au Québec

Quand j’ai pris conscience que j’avais besoin de partir loin (au Québec) et longtemps (je me disais que deux mois suffiraient), pour faire le point sur ma vie sentimentale…

Pour partir au Québec, forcément la première action consistait à réserver mes billets d’avion. « Logique ! » me direz-vous, mais pourtant, vraiment pas si simple !

J’ai ressenti un tel stress avant d’appuyer sur le bouton « valider » ! Acheter ces fameux billets m’a mis dans un état et une sensation désagréable phénoménale ! Un gros stress qui a disparu presque instantanément après le clic.

Pourquoi ? Parce que les dés étaient jetés pour moi. Je n’avais plus qu’une chose à faire, me poser sérieusement les questions pour la suite : « Bon, maintenant que je sais que je pars là-bas pendant deux mois, comment je m’organise ? De quoi j’ai besoin ? De quoi j’ai envie ? »

Si cette première action m’a été difficile à entreprendre, une fois lancée je n’avais plus d’autre choix que de m’adapter et d’envisager la suite.

Mon blog et mon vlog

Deux autres actions que j’ai aussi lancées sans attendre (notamment) d’être parfaite !

Concernant le blog, j’avais symboliquement décidé de le créer cette année pour le jour de mon anniversaire. Ce fameux jour du seize juin, j’ai donc acheté mon nom de domaine. Une douzaine d’euros. Si je n’en avais rien fait, je n’aurais pas perdu grand-chose. Mais quand je prends vraiment une décision, c’est à dire que je sais que c’est très important pour moi, que ça répond à un besoin intérieur, je le fais comme lorsque je prends un engagement.

Je dois le réaliser. Il est hors de question de revenir dessus. Une fois ce nom de domaine en ma possession, j’ai donc tout naturellement cherché un professionnel capable de me refaire un nouveau site incluant cette fois mon blog.

Pour le vlog, j’avais d’abord ressenti l’envie de partager ce qui me passait par la tête, pour répondre à mon besoin de transmettre et d’inspirer. Je me suis donc lancée comme ça, spontanément, peu importe où j’étais, et quand je voulais.

Je me suis moi-même étonnée d’être capable de me filmer parfois sans maquillage, en pyjama ou même avec mes grosses lunettes de vue !

Ce que je veux dire, c’est que je n’imaginais pas à quel point me lancer dans quelque chose de nouveau allait me permettre de tant évoluer.

En matière d’évolution, je pourrais en citer tout un rayon ! L’article deviendra probablement trop long pour vous. Toutefois j’aimerais vous faire part de ce que j’ai vécu tout récemment pour finir.

Reprendre confiance

En me lançant sur le web il y a seulement deux ans et demi, j’étais celle qui n’osait pas. J’étais vraiment timide. Je n’osais même pas approcher les gens lorsque j’allais à aux séminaires qui réunissaient les étudiants de la formation en ligne dans laquelle j’avais investi. Les webentrepreneurs qui avaient réussi m’impressionnaient, je me sentais tellement différente et à des lustres de là où ils en étaient eux !

Je me suis trompée à leur sujet. C’est moi qui les rendais inaccessibles, mes peurs surtout : j’avais appris à craindre une certaine forme d’autorité, de supériorité, liées à la réussite sociale et au fait de gagner de l’argent. Pourtant, en me confrontant à ce nouveau milieu, j’ai pris conscience que l’argent n’avait en rien altéré leur humanité et leur bienveillance. En tout cas, je l’ai vraiment senti pour quelques-uns d’entre eux (Sylvain, Jean-Pierre, Yannick…), que j’ai également eu la chance de revoir en privé (même dans leur famille) lors de mon voyage au Québec.

Où est-ce que je veux en venir ? Si je n’étais pas allée là où c’était nouveau pour moi, avec des gens nouveaux, je n’aurais pas été capable d’augmenter mon niveau de confiance en moi.

Oser, et voir apparaître la magie de la vie

La dernière fois où j’ai opéré une sortie de zone similaire, a été lorsque je me suis autorisée à contacter une personne qui propose la même chose que moi sur le web, mais depuis plus longtemps. Je lui avais dit dans mon message qu’il me plairait bien de le rencontrer afin d’échanger sur nos métiers et, s’il l’acceptait, de recevoir quelques-uns de ses bons conseils en tant que professionnel avisé.

J’ai reçu bien plus que cela ! (gratitude !)

La première phrase que nous avons échangée, ce fut avec un grand sourire :

Lui : « Bonjour, alors c’est vous la concurrence ?

Moi : Oui, c’est moi, la féroooce concurrence ! » ai-je répondu avec mon grand sourire habituel en mimant les griffes d’une lionne (que je peux être parfois)

Cette rencontre a été un véritable cadeau :
Au-delà de la richesse humaine, de l’accueil et de l’écoute de cet homme, j’ai reçu l’accès à sa formation où il explique quoi faire avec votre livre une fois écrit (quel mode d’édition choisir ?). Il m’a demandé s’il pouvait m’envoyer du travail quand lui en aurait trop. J’ai halluciné !

Voilà. Ca, ce sont les « petits » signes de la vie qui me montrent que j’ai eu raison d’essayer, de me lancer dans l’inconnu. Et vous, c’est quoi la prochaine petite action « simple » pour réaliser votre objectif ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Trouver les mots justes

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Acteurs du changement

Acteurs du changement

« Coup de gueule »

Je ne sais pas si c’est lié à la forte fatigue que je ressens en ce début d’automne, mais j’ai envie d’un article un peu plus « coup de gueule » que d’habitude, histoire de remettre certaines choses à leur (plus) juste place !
 
J’en ai marre des gens qui se plaignent !
 
Ils se plaignent de leur(s) réalité(s), dans laquelle eux-mêmes ou leurs proches vivent :
  • « Il n’a pas (eu) les moyens pour … »
  • « Il n’a pas (eu) de chance dans sa vie. »
  • « La vie ne lui a pas fait de cadeaux. »
  • « Il ne vient pas d’un milieu facile / aisé… » etc.
Et c’est cela qui m’énerve : Les gens qui subissent !
 
Mais attention, il y a « subir » et « subir. »
Dans le « meilleur » des cas, ils ne font que subir, c’est à dire qu’ils le font « en silence ». Comme ça, je n’en sais rien et je ne risque pas d’être en peine pour eux, ni surtout, trop fatiguée de trop les entendre se plaindre continuellement.
 

« Et la Palme d’Or revient à … Tadam ! »

Le « pire » des cas, ce sont ceux qui « cumulent », sur du long terme ou pas. Véritables « 3 en 1 » :
1) Ils subissent, pensant qu’ils ne peuvent rien faire du tout pour que la situation s’améliore.
2) Ils se plaignent indéfiniment (à qui veut bien les écouter) de leur situation.
ET 3) ILS N’ESSAIENT PAS LA MOINDRE ACTION POUR QUE CA CHANGE !!!
 
Ceux-là m’énervent le plus ! Je ressens pas mal de colère aujourd’hui, et je l’exprime pour l’évacuer… ça ira mieux après. Mais rassurez-vous, je vais tâcher d’être constructive dans ma critique.
 

Subir, ou utiliser les choses ?

La question à laquelle j’ai été confrontée très tôt, après le diagnostic de ma maladie, a été :
« Est-ce que je veux subir, ou est-ce que je veux utiliser ma vie ? »
 
En 2002, suite à l’annonce de ma maladie mais suite aussi à la perte de la vue de mon œil droit, à peine un mois et demi après, mon monde s’est effondré.
J’étais perdue ! « Qu’allais-je faire maintenant avec ces deux handicaps ? » « Comment est-ce que je vais réussir à travailler en fauteuil roulant auprès d’une classe de maternelle ? » « Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? » « Comment vais-je réussir à trouver l’Amour ? »
 
Ben oui, question existentielle aussi que celle de l’amour. Quoique, pas au début. A ce moment-là, mon premier Amour ne m’avait pas encore annoncé qu’il allait me quitter. Il le fera, à peine deux mois plus tard, à près de trois ans et demi de relation. Soit dit en passant, au moment de sa décision, j’étais encore celle qui subissait les choses : Je cherchais uniquement la compassion des autres sur ma situation. Je cherchais leur seule écoute, mais moi j’étais incapable d’écouter ce qu’ils me disaient. J’étais au creux de la vague de ma souffrance.
 
Pour revenir au sujet qui nous intéresse : subir ou utiliser ma vie ? C’est un choix qui m’a très vite été proposé par la vie.
Tout de suite après avoir perdu la vue de mon œil, j’ai rencontré une certaine façon de pratiquer le bouddhisme. Elle m’a vite apaisée, dans le sens où je rencontrais pour la première fois l’idée selon laquelle j’avais choisi ce qu’il m’arrivait.
 

J’aurais donc TOUT choisi depuis le début ??

Tout choisir… Cela avait d’abord eu l’effet d’une surprise. « Euh, vous êtes vraiment sûrs là ??? » Rapidement, j’avais réussi à admettre que c’était plutôt une bonne chose. J’ai accepté comme principe, le fait d’avoir TOUT choisi.
 
Si j’avais TOUT choisi jusqu’à maintenant, je pouvais donc encore continuer à le faire !!!
Ça avait l’air « cool » : je pouvais choisir de reprendre le pouvoir sur les choses… ou pas. Je pouvais choisir ma vie, du moins, je pouvais choisir « comment je voudrais l’utiliser ? »
 

« Utiliser ma vie », c’est agir pour le changement que je souhaite.

A l’époque, « utiliser ma vie » consistait à me dire que je pouvais faire en sorte que ma façon de vivre puisse être un exemple pour encourager les autres, pour que ma vie, telle qu’elle était, soit inspirante.
 
« Utiliser », c’était donc apprendre à composer, à faire avec ce qui était.

Le problème de « faire avec »

Souvent, quand j’entends les personnes dire : « je fais avec », cela signifie qu’elles considèrent ne pas avoir le choix. Elles s’en accommodent, donc pour moi, elles subissent.
 
Je vois moi dans cette expression « faire avec », autre chose. Je la vois dans le sens de : AGIR (faire) AVEC.
J’AGIS, avec ce qui est à cet instant.
J’AGIS, pour créer aussi le changement que je veux voir apparaître dans ma vie.
Quand j’AGIS, je ne SUBIS PLUS, ou je SUBIS MOINS FORT.
Quand j’AGIS, je ne peux plus me laisser partir dans une atmosphère déprimante.

L’action est le plus important.

Quelle que soit ta vie, ta réalité, l’ACTION est le plus important.

Les ACTIONS, c’est tout ce que tu vas faire pour rendre ta vie meilleure, en fonction de ce que tu as besoin pour être bien, toi. (Tiens tiens, je tutoie maintenant… C’est dire comme ça me tient à cœur de te transmettre ça…)
 

Sur quoi agir et comment ?

Tu peux seulement agir sur toi et sur ce que tu penses et ressens. Tu ne peux jamais vraiment agir directement sur les autres ou les phénomènes extérieurs, en tout cas tu ne peux pas avoir d’action qui occasionne directement sur eux du changement tangible, à moins que tu ne sois un grand violent ??? LOL
.

Agir là où tu as le pouvoir.

Donc, d’abord pour te sentir mieux lorsque tu es désemparé, tu peux reprendre le contrôle sur ta respiration. Quand ton cœur s’emballe, que la colère remonte, prends le temps de trois grandes et profondes respirations par le ventre. Focalise-toi sur l’air qui rentre et sort de tes narines.
 
Ensuite, tu peux avoir un meilleur contrôle sur tes pensées négatives. Quand tu en vois une qui se pointe, stoppe-la, et remplace-la par une pensée plus constructive. Pense à ce que tu veux vraiment, par exemple.
 
Enfin, va au contact de la nature ! Promène-toi, touche un arbre et regarde comme lui est là, solide et impassible, malgré tous les hivers qu’il a traversés. Inspire-toi de cet arbre : ses racines sont tellement ancrées profondément dans le sol qu’il est imperturbable face aux tempêtes. Ses hivers l’ont rendu plus fort, plus grand, il inspire le respect.

Vas-y petit à petit.

Il ne s’agit pas d’agir à tout-va ou de vouloir tout révolutionner d’un coup.
Prends avant tout le temps d’aller voir en toi, de te tourner vers toi, pour observer ce qui se passe à l’intérieur.
De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce que tu voudrais à la place, qui soit réalisable dans le temps ?
Observe ton intériorité, et fais-le dans la mesure du possible, sans juger ce que tu y vois.
 
De quoi as-tu besoin pour être bien (ou mieux, là, en ce moment) ?
Accorde-le toi ensuite, que ce soit du repos, du temps pour toi ou avec des personnes ressourcantes et disponibles,
 
Regarde enfin comment il est possible d’agir afin de te sentir mieux, en te rapprochant un peu plus de ce que tu souhaites vivre. Procède par étapes (petit à petit).
 
 
Si tu prends d’abord ce temps de t’observer, alors tes actions seront plus concrètes (ciblées), car réfléchies.
Et tant que tu seras dans l’action, il ne te restera plus vraiment d’énergie pour te plaindre ou t’apitoyer sur ton sort !
Alors, tu préfères quoi ?
Pleurer ta vie parce que tu n’auras pas agi ?
Ou pleurer de joie un jour, parce que tu auras agi pour prendre ta vie en main et ne pas avoir de regret ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Acteurs du changement

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La puissance de l’écoute

La puissance de l’écoute

Un premier entretien pour écouter véritablement.

J’offre toujours aux personnes de prendre le temps d’un premier entretien, au cours duquel elles partagent avec moi leurs envies autour de l’écriture, mais aussi ce qui les bloque pour passer à l’étape suivante.

Cela nous permet de faire connaissance, de créer un premier lien.

 Lors de l’un d’eux, j’ai vécu un moment intense en concentration. Un moment où il m’a fallu être véritablement présente et à l’écoute.

J’entendais et ressentais un grand flot d’informations, à demi-dévoilées et éparses.

Comme si la personne se sentait coincée entre le fait de vouloir tout me dire pour que je puisse bien comprendre sa situation, et la timidité naturelle du début de cette relation qui se créait.

En quelque sorte, j’étais encore une inconnue, mais à qui elle confiait déjà les combats véritables de sa vie.

Les gens se confient facilement à moi.

J’ai commencé très jeune à me rendre compte que les gens arrivaient à se confier facilement à moi. Je ne comprenais pas véritablement pourquoi ils le faisaient.

Un jour, alors que j’attendais le bus, dans mon fauteuil roulant, une dame s’était arrêtée près de moi et avait commencé à me parler de son fils qui avait raté son avion, des relations qu’elle entretenait avec lui…

Cet épisode m’avait interrogée : mais pourquoi est-ce que cela m’arrive ? Pourquoi les gens se confient-ils tant à moi ?

 Je veux comprendre pourquoi.

Après avoir appris le braille en 2005, ce questionnement m’avait poussé à reprendre mes études en psychologie. Je voulais comprendre ce qui provoquait ça et s’il y avait un nom pour ce phénomène.

Je n’ai pas eu le temps de connaître la réponse, ayant suivi la voie de la formation professionnelle pour adultes, plus rapide pour commencer à exercer mon métier de formatrice.

J’ai développé des capacités à écouter l’autre.

Je suis devenue capable d’une grande empathie. J’ai une grande capacité d’écoute de l’autre. Je sais l’accueillir dans ce qu’il est, l’écouter sans juger (le plus possible.) J’arrive à comprendre et même ressentir véritablement, ce que les personnes vivent et peuvent ressentir. 

Pendant les entretiens que je propose, sortes de rencontres d’âmes, je sens que mon écoute permet aux barrières de tomber plus facilement, et que les gens s’ouvrent plus rapidement.

Je pense que c’est aussi parce qu’ils sont touchés et reconnaissants de ce temps que je suis capable de leur consacrer, qu’ils me laissent rentrer naturellement dans leur univers et partagent leurs problèmes plus facilement. Je reçois avec bonheur la confiance qu’ils m’accordent.

En plus, comme j’aime à le répéter : « Je suis une tombe ». Ce qu’on me confie reste entre nous seuls.

Mais ça n’a pas toujours été aussi simple d’être dans l’écoute !

Avant, je pouvais m’épuiser tellement j’écoutais.

Avec le recul, j’ai compris pourquoi j’en arrivais là.

  • Je n’osais pas exprimer mon avis quand il était différent.
  • Je ne savais pas « couper » l’autre, dans le sens de mettre fin à la discussion, lorsque celle-ci n’était en fait qu’un monologue, où la personne ne faisait que se plaindre.

Je ne savais donc pas encore mettre de limites à mon écoute.

Les conséquences étaient multiples :  

  • Je m’épuisais.
  • Je râlais sur mon entourage.
  • Je n’avais pas envie de revoir ou de reparler à la personne qui m’avait épuisée. 

Mettre des limites, en commençant par m’écouter.

En fait, je n’avais pas encore pris conscience que pour être capable de bien écouter l’autre, il fallait d’abord que j’apprenne à mieux m’écouter.

Ainsi, quand je sens maintenant que la fatigue arrive, j’exprime à la personne que je suis fatiguée et qu’il est temps de terminer la discussion. 

Je suis capable de dire « non », quand je sens que ce n’est pas le bon moment pour moi de commencer une discussion (si elle n’était pas prévue).

Je dis aussi « non » quand je crois que la personne est capable de mobiliser ses propres ressources. Je ne souhaite pas rendre l’autre dépendant de mon écoute. Je considère que l’écoute est ce qui doit amener la personne écoutée à passer ensuite à l’action pour avancer.

J’arrive enfin à dire non quand j’ai d’autres priorités, que je considère comme plus importantes. Par exemple, je peux maintenant choisir de prioriser de passer ma soirée à regarder une série avec mon chéri, plutôt que d’être au téléphone avec un ami que j’ai déjà eu la veille.   

Je prends du temps pour moi, pour me reposer et me ressourcer.

Si je reprends le cas de l’entretien cité plus haut, j’avais prévu après celui-ci de poursuivre la mise en place d’une page de mon site web.
Fatiguée par l’extrême concentration et attention requises au cours de cet échange, je n’avais qu’une envie : prendre un bain. Ce que j’ai pris le temps de faire, avant de rejoindre mon amie un peu plus tard que prévu au restaurant.

Dans ce bain, j’étais en présence totale avec moi, par ma respiration, mes ressentis, les perceptions de l’eau sur ma peau à divers endroits de mon corps.

En un temps record, toute la fatigue s’est dissipée et l’énergie est revenue pour la suite de la soiré ! C’était incroyable. 

Il me reste néanmoins une limite dans mon écoute.

Je constate effectivement qu’une limite reste encore présente dans mon écoute : lorsque je me rends compte que la personne ne cherche pas à aller mieux et qu’elle veut juste se plaindre ! Ces personnes m’épuisent encore ! J’ai déjà tellement d’énergie à mobiliser pour moi au quotidien ! Heureusement, je n’en croise plus beaucoup des « comme ça » depuis quelques temps.

 

Si vous n’êtes pas une personne « comme ça », on pourrait peut-être prendre contact pour faire connaissance lors d’un entretien ?

Vous pouvez aussi simplement partager en commentaires, vos secrets pour écouter l’autre ou être capable d’être écouté et compris.

Je vous dis à la semaine prochaine !

 

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

La puissance de l'écoute

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

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Ma quête de l’autonomie

Ma quête de l’autonomie

L’autonomie, un vaste sujet.

Cela fait un petit moment que j’ai commencé à écrire cet article sur l’autonomie, et j’ai constaté que je n’arrivais toujours pas à le publier…

Vraisemblablement parce que la question de l’autonomie est vaste. Elle revêt tellement de sens et de significations possibles en fonction des individus !

Je souhaitais faire un tour de la question avant d’en faire un article. Je n’ai pas fini mon tour en question…

J’ai donc décidé de le publier tel quel, parce que finalement, le plus important n’est pas qu’il soit parfait et « terminé », dans le sens de « j’ai tout dit sur le sujet ». Le plus important est qu’il montre une partie de moi, telle que je suis en ce moment, et parce que c’est bien là l’objectif original de mon blog : raconter, m’exprimer, me dévoiler un peu plus.

 

Comment m’est venue l’idée d’écrire sur l’autonomie ?

Le mot « autonomie » m’est venu un soir où j’étais en train de méditer avec d’autres amies. J’ai alors eu l’envie de réfléchir dessus, puis de le mettre en lien avec ce que j’étais en train de vivre à ce moment-là.

J’ai dissocié deux notions dans ce même mot :

  • La recherche de l’autonomie dans ma vie de tous les jours avec mon handicap.
  • et cette autre autonomie, que je qualifierais plutôt d' »intérieure », et qui venait, au moment de cette méditation avec d’autres, de m’apparaître soudain comme essentielle pour mon bien-être…

Mais, entre la quête de cette autonomie et la réalité, je m’apercevais qu’il pouvait y avoir encore de la distance sur certains points …

 

Au fait : est-on ou devient-on autonome ?

Si l’autonomie à certains égards, s’acquiert au fil du temps et des expériences qu’on fait dans sa vie, alors j’utiliserais plutôt l’expression « devenir autonome. » Si je suis capable de faire seule, de trouver par moi-même les solutions à mes problèmes, alors j’estime que « je suis autonome. » (verbe « être »)

Mais ne serait-ce pas plutôt  » je suis devenue  » autonome ? Je suis devenue autonome parce que j’ai appris à devenir autonome.

L’autonomie serait finalement pour moi quelque chose qui s’apprend, mais qui s’apprend plus facilement si… on en ressent le besoin, ou qu’on en a l’envie ! Et qui s’apprend d’autant plus vite, si son environnement y est propice.

Mon autonomie au quotidien, entre quête et réalité.

A l’âge de 21 ans, dès l’apparition du handicap dans ma vie, je cherche presque instantanément à devenir autonome.

Cela signifie d’abord et à l’époque, avoir un travail pour gagner mon propre argent et ne plus être dépendante des allocations de l’Etat, parce que leur montant mensuel est loin d’être généreux, même si me concernant elles sont suffisantes, car je ne fume ni ne suis spécialement dépensière.

Avoir un travail, c’était aussi me prouver que je pouvais contrer/dépasser les limites imposées par mon handicap.

J’ai toujours eu cette impression qu’en France, on donnait de l’argent aux personnes handicapées pour qu’elles restent chez elles. La plupart d’entre elles ne sont en effet pas vraiment accompagnées pour trouver une activité minimale à faire, histoire de contribuer à la société à la hauteur de leurs capacités et se sentir ainsi plus utiles en contribuant.

J’ai conscience que je ne fais là que projeter ma façon de penser. J’ai bien conscience aussi que tous les handicaps ne permettent pas de travailler…

En tout cas, une fois la maladie acceptée, j’ai mis tout ce qu’il me fallait mettre en place pour parvenir à exercer le métier que je voulais vraiment : formatrice pour adultes. J’avais déjà cette compétence à transmettre et réexpliquer les choses simplement, à les rendre faciles. Et j’adorais ça !

 

L’autonomie, après l’apparition de mon handicap,  passait aussi bien évidemment par le fait de parvenir à me déplacer seule. J’avais non seulement du mal à marcher à l’époque, mais en plus je voyais vraiment très mal avec l’unique œil qu’il me restait !

En plus du temps à patienter, avant de pouvoir rentrer en formation pour apprendre le braille, il m’avait également fallu un peu de temps pour accepter l’idée d’utiliser un fauteuil électrique.

J’avoue qu’après, je me réjouissais de pouvoir faire mes courses seule, prendre le bus, aller chez le kiné ou l’esthéticienne, retrouver des amis…etc. Je n’avais presque plus besoin de personne pour m’aider.

 

Et puis, il y a eu la grande découverte de l’amélioration inattendue de l’acuité visuelle de mon œil gauche ! C’était vraiment une surprise, car les médecins, au tout début, m’avaient pronostiqué que je le perdrai à son tour, tout comme ce qui s’était passé pour mon œil droit, par un décollement de rétine.

Mon acuité est passée d’à peine 2 dixièmes à 6 dixièmes. De ce fait, j’ai pu repasser pour la deuxième fois devant l’inspecteur de conduite et retrouver mon permis de conduire. Enfin je pouvais acheter ma première voiture ! On était en 2009, j’avais 28 ans, et c’est clairement ce qui m’a permis de trouver mon premier emploi en tant que formatrice.

 

Dans ce premier travail, j’étais également autonome, car d’emblée mon patron m’a accordé sa confiance, en me laissant seule maître à bord sur le lieu de formation. Bien sûr j’avais des collègues auxquels je pouvais référer en cas de besoin ou pour demander de l’aide, mais j’étais quand même seule la plupart du temps. Cette confiance que l’on m’a accordée, j’ai fait de mon mieux pour y répondre et je pense m’en être bien sortie !

4 ans après, la crise économique est passée par là et j’ai perdu mon boulot.

 

Ma quête de l’autonomie s’est alors transformée.

D’abord, j’ai pris conscience de l’importance de prendre véritablement soin de moi, d’être beaucoup plus à l’écoute de mon corps et de ses limites. De les accepter. D’écouter plus mon intériorité. Ce autre sorte de travail m’a pris deux ans et a duré jusqu’en 2015.

Cette année-là, mon envie de retravailler et contribuer à la société a repointé le bout de son nez. Je me suis alors fait accompagner par un coach, je me suis auto-formée via Internet, puis j’ai intégré une coopérative d’activités et d’emploi pour lancer mon activité en ligne.

Elle a depuis connu quelques évolutions, mais je constate une fois encore que le travail, mon travail et les clients que j’aide, sont encore ce qui me donne l’envie de me lever tous les matins !

 

Depuis le début de ma maladie donc, et jusqu’à maintenant encore, la recherche de l’autonomie est pour moi un moteur. C’est même ma quête principale.

Et cette quête de l’autonomie passe par le travail. Ce travail que je crée, chaque jour un peu plus vers ce qui me ressemble, est ce qui fait qu’à travers lui je m’accomplis, tout en aidant les autres…

Cette quête de travail me motive pour tout mettre en œuvre pour avancer, pour devenir autonome financièrement, en gagnant mon propre argent.

Ainsi, dans le fait de rester active, je n’ai plus l’impression de subir le handicap. Je l’utilise.

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Ma quête de l'autonomie

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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Le bateau traversant la tempête

Le bateau traversant la tempête

Difficile d’écrire aujourd’hui…

Je suis donc rentrée en introspection par le mode interview (de moi), pour voir ce que je pouvais faire ressortir comme thème pour cet article.

 » Bonjour Ludivine, comment vas-tu en ce moment ? »

Et bien, bizarrement, ça va bien et pas trop mal, malgré quelques émotions et durs épisodes à traverser durant ces deux dernières semaines.

Je suis d’abord tombée malade et j’ai donc pris un peu de retard dans mes corrections. Puis ça a été au tour de ma minette de ne pas aller très bien. Visite chez le véto, j’apprends qu’elle n’en a plus pour longtemps à cause d’une insuffisance respiratoire…

J’ai du l’amener à l’euthanasie il y a 4 jours. C’est un moment que j’ai relativement bien vécu et que je vis encore étrangement. Je me sens à la fois un peu triste, mais rassurée de lui avoir permis de partir dans ces conditions. Je n’ai pas attendu plus longtemps qu’elle souffre plus. Dès que j’ai vu qu’elle n’arrivait plus à s’alimenter, bien qu’elle semblait le vouloir encore, j’ai pris la décision. Elle a ronronné jusqu’au bout, en se délectant de l’odeur des friandises présentes sur le bureau du vétérinaire, ainsi que de celle du papyrus.

Savait-elle où elle allait ? En tout cas, je n’ai cessé de lui répéter qu’il fallait qu’elle parte, que c’était le mieux pour elle, que je l’aimais (larmes).

17 ans ensemble, ce n’est pas rien. Et c’est mon premier vrai animal, dans le sens de ceux qui ont une durée de vie supérieure à 2 ans, comme les trois rattes que j’ai eues avant elle.

Daïni, c’était son nom, m’avait été offerte par l’une de mes tantes, à l’occasion de mon emménagement dans mon premier studio.

Je prenais mon indépendance au mois de mai 2002, puis je redevenais dépendante au mois de juin à cause de la perte de la vue de mon œil… Il m’avait fallu attendre encore deux ou trois mois avant d’être capable de me débrouiller seule et pouvoir repartir vivre dans mon premier chez moi.

C’est à ce moment-là que j’ai eu cette surprise d’une toute petite chatte toute mimi. Elle n’a jamais dépassé les 2 kg 500 g.

Pour ne parler que de cela, petite elle adorait grimper aux murs, sur les papiers peints ou la moquette murale, sa préférée. Spiderman à côté ne valait rien !

Elle aimait aussi quand je la mettais dans un sac plastique, que je faisais ensuite tourner sur lui-même, à la façon d’un enfant sur une balançoire qui s’enroule sur elle-même, puis se déroule, ce qui fait tourner la tête. Ah ma minette… Tu es partie mais tu es là dans mon cœur.

 

Bref. Après l’euthanasie, les activités se sont enchaînées pour moi dès le jour même, et cela a fait en sorte que j’arrive à ne pas me morfondre ou déprimer davantage.

J’ai d’abord été deux jours sur un atelier pour réaliser mon autobiographie raisonnée.

J’ai fait une vidéo Youtube sur le sujet, pour expliquer ce que c’est, son intérêt et raconter ce qu’il en était ressorti comme « fils conducteurs » de mon parcours de vie.

Des mots comme « dépassement personnel » (défis), « transmettre » (inspirer, expliquer) et « s’exprimer » (oser). ça m’a bien parlé !

La personne qui a pris en note tous les faits sociaux vécus depuis ma naissance, a écrit 7 pages au total.

Pour poursuivre l’exercice, je dois reprendre ces notes et rédiger une « notice de parcours » sous la forme d’un écrit de 8 à 10 pages. A partir de ces 8 à 10 pages, je ferai une version plus synthétique, de sorte que je puisse me présenter à d’autres cela en moins de dix minutes.

L’exercice de la rédaction de cette petite dizaine de pages fera vraisemblablement ressortir des thématiques et des idées pour les prochains articles de blog ! 🙂

 

A côté de cet atelier d’autobiographie raisonnée, j’ai continué à mener mes entretiens avec des personnes, pour évoquer leurs projets d’écritures, ce qu’elles avaient envie de transmettre à travers leurs écrits, ce qui était difficile pour elles et faisait qu’elles n’arrivaient pas à se lancer.

Cela me permet de comprendre encore plus leurs besoins et d’améliorer les offres d’accompagnement que je propose, pour qu’elles collent et s’adaptent encore plus aux besoins et fonctionnement de chaque personne.

Pour n’en citer qu’un exemple, je proposais une offre d’accompagnement de 4 séances valable sur un mois, à raison d’un rendez-vous d’une heure et demie par semaine. Lors de l’un de ces entretiens, j’ai pris conscience de la nécessité et de l’importance de proposer une offre plus souple, dans le fait que ces 4 séances puissent être prises plus étalées dans le temps (sur deux mois) et quand la personne en ressentirait le besoin : ou tous les quinze jours, ou bien deux dans la semaine…etc.

 

Mais au-delà de l’aspect « j’améliore mon offre grâce à ces entretiens », j’aime surtout ces moments d’échanges avec chacune de ces personnes. Je suis dans ce que j’aime le plus : écouter, comprendre, créer un lien avec authenticité. Je m’intéresse profondément et je rentre dans les différents univers de chacune de ces personnes. Je m’enrichis humainement, dans la connaissance de l’autre et de moi-même.

 Depuis quelques temps déjà, je vois que mes efforts et les actions entreprises pour me dépasser sur le plan professionnel me permettent, non seulement de gagner en confiance en moi, mais en plus portent leurs fruits en termes de résultats. J’aide de plus en plus de personnes à oser se lancer, et cela me comble et me donne l’envie de continuer. Et vous, vous vous lancez quand ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Trouver les mots justes

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Acteurs du changement

Émotions

Mon incapacité à les vivre pleinement.

Quand je suis rentrée de mon voyage au Québec, je suis retournée voir ma psy. Ce voyage faisant suite à une rupture sentimentale, notre rdv avait donc été fixé avant que je ne parte là-bas.

Pendant la séance, je lui raconte tout ce que j’ai fait et vécu : les belles rencontres avec les personnes, l’amour dont j’ai été inondée, les grandes surprises et redécouvertes de moi-même, les difficultés parfois, comme le sentiment de solitude vécu à un moment donné. Et puis j’évoque les activités sportives dans lesquelles je me suis lancée : du kayak bien sûr, mais surtout mon baptême de parachute.

« Alors, maintenant que l’affectif n’est plus un travail d’actualité, il va vraiment falloir que nous travaillions sur vos émotions ! Vous vous voyez ?! Vous racontez des choses que peu ferait, et vous le racontez comme si tout ce que vous aviez fait était normal ! »

Ouais… Elle avait raison. Je m’en étais rendue compte le jour où j’ai sauté en parachute. J’aurais aimé crier lors de la chute libre : impossible ! Je me concentrais seulement sur ma respiration, pour ne pas m’emballer.

Déjà pendant l’ascension de l’avion, le cameraman qui filmait n’arrêtait pas de me demander si ça allait. Ben oui, ça allait. Zéro stress ! Je me concentrais sur le moment. J’avais mon petit bonbon à la menthe habituel dans la bouche, et c’était bien suffisant pour me déstresser.

Une fois en bas : « Alors, ça a été ? » – Ben, euh… Oui, on est là ! (Genre, la nana qu’a jamais quitté le sol….)

Je m’inquiétais surtout de comment j’allais faire pour rejoindre mon fauteuil à 200 mètres de là. Préoccupation purement « technique ».

A ce moment-là, j’ai pensé que j’étais peut-être bien un peu autiste, sans comprendre encore vraiment ce que j’entendais par là. En tout cas, je constatais simplement une absence manifeste d’émotions, ni ressenties, ni dans la capacité d’être exprimées, manifestes.

Le retour de voyage et la fin d’année furent pourtant chargés en émotions, mais pas vraiment bonnes. J’aurais l’occasion d’en reparler.

 

Pour en apprendre un peu plus sur les émotions, je viens donc d’acheter un petit livret intitulé « Le décodeur des émotions » de Yves-Alexandre Thalmann, un psychologue clinicien.

D’après mes lointains souvenirs des cours de psychologie à la fac, la clinique se base sur les histoires individuelles des patients, afin de comprendre ce qui fait qu’ils en arrivent là, au stade où ils sont. Un symptôme manifeste a une cause latente, et on va aller chercher où dans l’histoire de la personne, ça a dérapé pour en arriver là.

Ça m’a toujours intéressé de comprendre pourquoi l’Autre vit ceci ou cela, et ce qui l’a déclenché. Mais ça m’intéresse aussi de le savoir pour moi ! Comprendre le pourquoi du comment me permet d’avancer, et non pas seulement de justifier ce qui est : « Oui, mais j’ai peur de ça, parce qu’un jour untel m’a fait ça … » etc.

Comprendre ce qui ne va pas et pourquoi ça ne va pas, c’est bien et c’est déjà un bon début. Mais comprendre en ayant l’envie d’avancer, de dépasser l’obstacle ou l’émotion difficile qu’on vit, il me semble que c’est mieux. En tout cas, cela me paraît plus efficace que de rester au premier stade de l’identification / compréhension de notre souffrance.

 

Mais pourquoi on souffre en fait ? Qu’est-ce qui provoque de la souffrance ? Je vais prendre mon exemple puisque c’est celui dont je peux le mieux parler. A priori.

Je ne vais pas parler d’une souffrance observable, liée par exemple à une plaie bien infectée. Je veux plutôt parler de la souffrance de l’intérieur, dans ces moments où je ne comprends pas ce qui se passe là-dedans. Ni même au dehors d’ailleurs. Ces moments où l’émotion, justement, me submerge…

 

Personnellement, je souffre encore parfois quand mon environnement ne ressemble pas tout à fait à ce que je voudrais qu’il soit. Dans ces moments où par exemple, j’aimerais notamment que les autres changent certaines de leurs attitudes, afin que j’aille mieux, que j’aie moins peur… Les fameux « Ça ira mieux quand…  » ou  » Ça irait mieux si tu faisais ça … »

Je ne suis pas confortable non plus lorsque les choses sont à l’état d’incertitude. Que je ne sais pas. Lorsque je suis dans une période de flottement, de latence. Par exemple quand j’attends des nouvelles de quelque chose et que je ne sais pas quand ça va arriver ou se préciser. C’était encore le cas il y a peu avec ma démarche de procréation médicalement assistée. Je n’avais aucune nouvelle du service, ni du délai pour commencer la stimulation ovarienne. Maintenant je sais : je dois patienter encore un an.

Je me sens également impuissante et je souffre face à la souffrance de quelqu’un. Par exemple, en ce moment c’est ma minette qui va mal. Elle n’est pas loin de mourir, c’est ce que le vétérinaire m’a annoncé hier. C’est une question de jours, peut-être de semaines. C’est la vie qui va décider. Je ne peux pas le contrôler, juste faire en sorte que les choses se passent et finissent dans le meilleur confort pour elle. Je ne veux pas la retenir égoïstement rien que pour moi. C’est difficile parce que j’ai déjà perdu mon chien il y a à peine un an.

Je souffre aussi de ne pas encore réussir à exprimer à chaque fois que je ne vais pas bien, ou lorsque je ne suis pas d’accord avec un fait ou quelqu’un, ou bien encore que je trouve qu’il s’est passé quelque chose d’injuste.

Je n’ose pas le dire, de peur de déplaire certainement (même si c’est de moins en moins vrai), de peur de blesser aussi, en n’ayant pas eu les bons mots qui préserveraient la personne… Je n’ose pas à dire à l’Autre ce que je ressens vraiment, ma façon de vivre les choses intérieurement.

 

Les larmes sont une manifestation émotionnelle que je connais bien. Souvent, je pleure d’impuissance. Je peux aussi pleurer lorsque j’ai le sentiment d’avoir été abandonnée, laissée.

Cela me vient des moments d’hospitalisation que j’ai connus quand j’étais bébé. Je ne pouvais pas encore deviner que mes parents reviendraient le lendemain lorsqu’ils partaient le soir !

Du coup, au quotidien, ça m’a longtemps fait souffrir en réaction. Lorsque par exemple des personnes s’en allaient, sans que je sache précisément quand et si j’allais les revoir. Pour vous donner quelques exemples :

Mes parents qui repartent chez eux après un séjour à la maison.

Plus petite, c’était pareil pour les invités que mes parents hébergeaient pour le week-end, ou pour le professeur qu’on « quittait » en fin d’année scolaire…

Que de déchirements à chaque fois ! J’avais besoin de me raccrocher à quelque chose d’eux : Le gilet de mon père, que je portais lorsque celui-ci repartait en Centre de Rééducation.

Je prenais l’oreiller sur lequel les invités de mes parents avaient dormi. Comme ça, j’avais leur odeur, il me restait un peu d’eux.

C’est aussi encore moi qui à la fin de l’année scolaire, m’étais jetée sur la carte postale qui nous avait été envoyée par notre (très très très beau) maître-remplaçant après son départ.

 

Bref, voilà un petit panel des émotions de Ludivine.

J’ai tenu à acheter ce petit livret, Le décodeur des émotions, pour tenter de répondre avec plus de précisions à la question que me pose souvent ma coach : « Que ressens-tu ? C’est où dans ton corps ? » Ben, je ne sens rien ! Je ne sais pas où ça se passe…

Mais ça va changer, je l’espère ! J’ai bien envie d’aller voir et comprendre comment ça se passe là-bas. Mais là-bas, ce n’est pas si loin. C’est même tout près.

 

A bientôt les amis !

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

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