De grandes émotions, naît l’inspiration

De grandes émotions, naît l’inspiration

Jour de grève, jour de peurs

Je vis encore parfois, un sentiment de peur immense, qu’il arrive quelque chose à celui que j’aime !

Comme aujourd’hui, jour de grève et de manifestation à laquelle il souhaitait se rendre. Ces manifs sont de plus en plus violentes, et il y a de la casse, des coups et du gaz lacrymo. Pas « safe » du tout. 

Je suis incapable de regarder les images à la télé. A la fois j’aimerais le voir, savoir s’il va bien, mais en même temps j’ai peur de le voir se faire bousculer ou prendre un mauvais coup. Je suis tiraillée, et c’est tellement inconfortable que je dois finir par éteindre la télévision. 

Ne pas garder les choses pour soi, oser en parler

J’ai ressenti le besoin d’en parler ce matin, et ça tombait bien, car ma cliente est thérapeute. Elle m’a éclairée sur le sujet, en m’invitant à voir ce qui se cachait derrière ma peur « qu’il lui arrive quelque chose. »

Je me suis habituée à aller voir au fond de moi ce qui se passait, depuis quelques mois…

Alors j’ai vite compris. Mais aussi parce que ce n’est pas la première fois que cette peur advient !

Au-delà de la peur qu’il lui arrive quelque chose, c’est en fait plus réellement la peur de me retrouver seule après coup. « Vais-je être capable de gérer le quotidien, seule ? » C’est le genre d’angoisse que j’ai et elle est probablement exacerbée par ma situation de personne en situation de handicap. 

Revivre l’émotion pour mieux la comprendre

Suite aux conseils avisés de ma cliente thérapeute (et pour le coup, je pourrais même créer le mot de « cliente-thérapeute » avec un trait d’union…) je suis donc partie en introspection.

Vous connaissez la technique depuis le temps, n’est-ce pas ? J’écoute une musique relaxante, je prends de profondes respiration, je m’assoupis et je me pose la question : « C’est quand la première fois où tu as eu peur de te retrouver seule ? »

Je voulais tenter de remonter, dans mes souvenirs, aux origines, à la première fois où j’ai vécu ce sentiment de peur de rester seule, parce qu’il était arrivé quelque chose à quelqu’un que j’aimais.  

Quand on (la) cherche, on (la) trouve !

Je suis encore abasourdie par la rapidité avec laquelle j’ai compris d’où ça venait ! C’est une énorme prise de conscience et j’en parlerai certainement plus en détails dans mon livre.

Le soir où j’ai appris l’AVC de mon père. J’avais 8 ans tout juste. Ma mère était rentrée très tard dans la nuit après avoir suivi mon père et les pompiers, dans les différents hôpitaux de la région pour diagnostiquer précisément ce qui lui était arrivé. 

En rentrant cette nuit-là, elle était donc elle aussi et sans nul doute possible, dans un état d’émotions et d’incompréhension intenses. Le fameux « Pourquoi moi/nous !? » qu’on aimerait pouvoir hurler… 

Une annonce de choc

Les choses avaient été dites sans tabou, avec tout le côté direct (sans ménagement) qui la caractérise : « Je ne sais pas si Papa va s’en sortir, s’il va avoir des séquelles. » « Je ne sais pas comment on va faire… » « Peut-être qu’il faudra vendre la maison. »

 D’un côté il y a donc une maman perdue, désemparée, qui ne sait pas ce qu’elle et sa famille vont advenir. 

De l’autre il y a moi, l’enfant de huit ans qui reçoit l’annonce en pleine nuit. Je n’avais pas encore réussi à m’endormir ce soir-là. Forcément, mes deux parents étaient partis de cette maison de vacances dans laquelle nous étions, et qui me faisait aussi peur parce qu’il y avait des grosses araignées !

Résultat ?

Je suis une enfant de huit ans qui reçoit l’annonce que « peut-être », son père ne va plus pouvoir s’occuper d’eux. Comment voulez-vous que je ne ressente pas moi aussi, cette peur ?! 

J’ai compris cela aujourd’hui, l’origine de cette peur de me retrouver seule, de ne pas y arriver. Une peur ressentie à la fois par ma mère, mais que je me suis aussi appropriée.

Alors je fais quoi maintenant, avec cette peur issue du passé ?

Je dois l’accueillir pleinement. Aujourd’hui, je me suis reconnectée et j’ai revécu ce sentiment vécu enfant. Reconnexion à la fois en souvenir et émotionnelle.

Ce conseil que j’ai reçu de m’y « replonger », en allant chercher quand, enfant, j’avais vécu ce sentiment pour la première fois, m’a permis de faire le lien avec les émotions négatives et les peurs que je ressens encore parfois, et même si je suis une adulte : être seule, livrée à moi-même, être incapable de gérer le quotidien…

S’autoriser à vivre ce qui n’a pas pu être vécu

Après avoir perçu l’origine, je me suis ensuite autorisée à vivre l’émotion que j’aurais eue besoin de vivre ce soir-là : pleurer ma tristesse et ma peur. 

Et j’ai pleuré, sangloté même ! Je crois avoir ainsi commencé à libérer le trop-plein accumulé. Il parait que ce faisant, je laisse partir ce qui a été un moment donné (une souffrance normale, pour une enfant de cet âge), et n’a plus lieu d’exister encore à ce tel degré.

 

En tout cas, de l’émotion me vient toujours une grande inspiration à écrire. J’espère que mon partage vous aura aidé, autant que d’oser en parler ce matin à ma cliente m’a permis d’accéder plus rapidement à la première couche de compréhension… Merci à toi qui te reconnaîtra.

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

De grandes émotions, naît l'inspiration

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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La colère (2/2)

La colère (2/2)

Travailler sur moi

Cet article fait suite à celui de la semaine dernière, où j’évoquais une situation qui m’avait particulièrement fait sortir de mes gonds. Après coup, j’étais tellement mal (et peu fière) que je m’étais dit : « Ludivine, faut vraiment que tu retravailles ça ! » « Ça », c’était ma bienveillance, mon self-contrôle, ma capacité à gérer la colère. 

Le lendemain de ladite situation, dans une librairie parisienne je suis tombée (aïe) sur deux petits livrets dont les titres m’ont interpellée. Je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard et je les ai achetés !

Il y avait d’abord « Les 50 règles d’or de la gestion de conflits. » de Latifa Gallo aux éditions Mini-Larousse. Et « Le petit livre de la bienveillance : Ouvrez votre cœur aux autres. » de Françoise Dorn chez First Editions. 

Je n’ai lu que le premier livret pour l’instant, et c’est de celui-ci et de mes apprentissages dont je vais principalement parler. 

La première chose que j’ai comprise, c’est que la colère est une émotion qui survient lorsque l’un de nos besoins (ou plus) n’a pas été reconnu, écouté ou respecté.

Il y a ici quelques mots sur lesquels j’aimerais redonner une définition, car elles ne sont pas toujours évidentes : émotion, besoin, et reconnaissance de nos besoins.

Définitions

Une étude a montré que seulement 36% des personnes savent identifier leurs émotions lorsqu’elles surviennent.

Les émotions.

Une émotion se vit à travers des réactions physiologiques et c’est donc un ressenti contre lequel on ne peut rien, du moins dans les premiers instants, car ces ressentis sont induits directement par notre cerveau.

Dans le cas de la colère, c’est notre cerveau reptilien (le plus ancien, vieux de 400 millions d’années) qui passe la commande : « Libération de l’hormone du stress (adrénaline ou cortisol) SVP ! Accélération du rythme cardiaque et de la respiration : par ici ! Ah oui aussi : les larmes, venez par là vous ! Les muscles : tendez-vous très fort ! »

Cela ne dure généralement pas plus de dix minutes, mais au bout de quelques instants il est tout à fait possible de calmer notre émotion, en prenant de longues et grandes respirations qui feront baisser naturellement la pression. C’est l’un des seuls moyens efficaces en notre possession pour faire passer la pilule plus rapidement.

La colère fait partie des quatre émotions principales : la peur, la colère, la tristesse et la joie. Celles-ci se déclinent toutes en plusieurs sous-catégories. Quand on est en colère, on peut ressentir de l’énervement, de l’agacement, de l’irritation, de l’exaspération, de la fureur ou encore de la rage, pour n’en citer que les essentielles.

Les besoins

Nous ressentons de la colère lorsque, dans une situation particulière, l’un de nos besoins n’a pas été reconnu, écouté ou respecté.

Nous avons tous des besoins, mais pour autant nous sommes rarement connectés à eux de manière consciente. Nous avons grandi dans une société qui nous a plutôt demandé de faire attention prioritairement aux besoins des autres, pour ne pas déranger : « Reste sage, ton père a besoin de se reposer ! » « Ne dis pas ce que tu penses, tu pourrais choquer ! »

On a des besoins vitaux, comme boire et manger, et d’autres moins vitaux mais tout aussi indispensables à notre bien-être.

Les plus « recherchés » et « souhaités », tant dans la vie personnelle que professionnelle sont : le besoin d’écoute, de respect, de confiance, de compréhension, d’organisation, d’autonomie, d’équité, d’aide, de repos, d’épanouissement…etc.

Cependant, le besoin le plus fondamental de tous est le besoin de RECONNAISSANCE, car il nous donne la sensation d’avoir de la valeur et d’exister. C’est bien souvent le sentiment d’un manque de reconnaissance (pour ce qu’on a fait, pour qui on est) qui provoque notre colère.

J’aimerais cependant faire un aparté et donner mon avis sur ce besoin de reconnaissance. Ok, c’est humain d’attendre de la reconnaissance de la part des autres, mais j’aurais tendance à penser qu’il est préférable de ne pas tout attendre et tout le temps des autres. Et si d’abord, je faisais en sorte d’être la première à me donner ce dont j’ai besoin ? La première à reconnaître ma valeur personnelle ? La première à faire ce dont j’ai besoin pour avoir le sentiment d’exister, d’être en vie ? A méditer les amis.

Quand j’arrive à identifier le besoin en moi qui n’a pas été reconnu, j’arrive à comprendre plus rapidement l’origine de ma colère, et donc j’arrive mieux à la gérer. D’abord elle dure moins longtemps, comme ça je retourne plus rapidement à ce qui est le plus important pour moi de faire en ce moment.

Ensuite j’ai appris, que je pouvais exprimer ma colère autrement qu’en criant, en faisant la tête, en envoyant balader, en insultant… Je ne faisais pas tout ça, je vous rassure (ou alors c’est moi qui me rassure 🙂), mais c’est vrai que j’avais tendance à rester en mode « reproches » (je ne me laisse pas faire) ou à surenchérir le truc : « Oui, mais toi aussi tu … ! » C’était à celui qui aurait le dernier mot et ça, ça épuise tellement !!! Pfiou.

Exprimer ma colère de manière constructive

Etes-vous d’accord avec ça : on a tous envie que les relations avec les autres se passent au mieux, non ? On n’aime pas quand quelqu’un nous fait du mal ? Et encore moins quand on fait du mal à quelqu’un sans le vouloir ?

Et si on apprenait à mieux communiquer, sans colère ? C’est tout l’objet de la communication non-violente (CNV) de Marshall B. Rosenberg, et elle occupe une partie importante de ce livret…

J’ai repris conscience qu’il était important de faire le choix d’entretenir les meilleures relations possibles dans les moments tendus, sans attendre que ce soit l’autre qui fasse le premier pas. L’objectif étant que chacun, lors d’un conflit, puisse s’en sortir gagnant. Le fameux win-win des américains.

L’empathie.

On a déjà évoqué le processus qui se joue : la colère survient entre deux personnes quand leurs besoins respectifs n’ont pas été reconnus, entendus, écoutés.

Alors, pour parvenir à sortir de cette colère, la première responsabilité que nous devons prendre est d’apprendre à identifier le besoin en nous qui n’a pas été satisfait. Ce faisant pour nous-même, nous parviendrons de plus en plus à identifier celui de l’autre !!! Et oui, il s’agira ensuite d’apprendre à faire preuve d’empathie !

Cela n’a pas l’air simple, mais j’ai lu que c’était la meilleure chose à faire. Être en empathie ne veut pas forcément dire être d’accord avec l’autre, avec ce qu’il fait ou ce qu’il dit. C’est simplement comprendre l’émotion que lui aussi a vécue, et pourquoi il ressent lui aussi de la colère.

Témoigner de l’empathie à l’autre, c’est lui montrer une certaine forme de reconnaissance. Et n’oubliez pas, c’est bien cette reconnaissance qui nous manque quand on est en colère ! 

L’ego

Alors voilà : Maintenant et dans la mesure du possible, je fais du mieux que je peux pour à la fois ne plus rentrer dans ce processus de la colère, ni même l’entretenir. L’ego fait très bien cela tout seul !

L’ego, c’est la partie de nous qui veut toujours avoir raison (et qui l’exprime à l’autre), qui se dit que les choses (et donc la réalité) ne peuvent pas être autrement que ce que la personne elle-même pense, croit et ressent. C’est la partie de nous qui nie et n’accepte pas non plus que l’autre ait un cadre de référence différent du sien.

Bref, l’ego a oublié que chacun de nous a été conditionné par tout un tas de « trucs » : culture, croyances, famille, éducation, événements difficiles vécus…etc et que c’est pour cela qu’on ne peut pas avoir le même point de vue et être d’accord sur tout, tout le temps !

Et donc ?

Dès que le cas se présente à moi de ressentir de la colère, le plus tôt et dans la mesure du possible, j’arrête de répondre aux attaques verbales, puisque je veux l’harmonie avant tout. Mais je ne me laisse pas faire pour autant ! J’ai appris à m’affirmer davantage et mieux qu’avant : « Me mettre en colère ne m’intéresse pas, j’ai besoin que la discussion soit constructive et respectueuse. »

Dans l’idéal, je devrais même inviter la personne à stopper temporairement la discussion et la reprendre plus tard si elle le souhaite, quand la colère sera passée ou quand on aura pris du recul. Cela pourtant ne marche pas à chaque fois, surtout avec les personnes qui ne savent pas (parce qu’elles n’ont pas appris à) faire autrement, et qui continuent de rabâcher leurs raisons personnelles qui leur prouvent que c’est vous qui avez tort.

Sur ce point, le passage suivant (p.63) m’a permis de comprendre davantage : « La colère est peut-être l’émotion la plus difficile à apprivoiser, car elle procure le plus de satisfaction intérieure. Elle déclenche un monologue intérieur qui plonge dans l’autosatisfaction, puisque sous son emprise, un individu est persuadé avoir raison. Elle donne ainsi un pouvoir de persuasion qui va rendre difficile le changement de regard sur la situation. »

Concrètement…

Alors qu’est-ce que je fais dans les cas où je vois qu’une communication saine n’est pas possible pour le moment ? Je laisse la personne, je m’isole. J’écris, je me rappelle de mon intention première qui est d’être bien et en paix avec elle, que chacun soit gagnant. Je la laisse faire son chemin à travers l’émotion et je continue moi de cheminer et de me développer par mon recul et mes lectures.

J’espère que cet article vous aura éclairé et donné peut-être l’envie d’en savoir davantage et de changer votre tendance à la colère, si tel est le cas.

Faire une pause…

Je vais faire une petite pause dans la rédaction d’articles chaque semaine pour ce blog, le temps de retrouver un peu d’inspiration. Je reprendrai probablement les contenus des précédents articles pour en faire une synthèse et les améliorer.

Si vous vous êtes abonnés, vous recevrez l’info de manière automatique chaque fois qu’un nouvel article paraîtra. A bientôt les amis, et portez-vous bien jusqu’à la prochaine fois !

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

La colère (2/2)

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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La colère (1/2)

La colère (1/2)

Quand je n’arrive pas à écrire, que l’inspiration ne vient pas facilement, ou du premier coup, j’ai tendance à ressentir de l’énervement, voire de la colère…

Alors, je me suis dit que cela ferait un bon sujet pour des articles, ma colère !

J’ai cherché à comprendre la colère à plusieurs reprises, dont récemment encore, et elle m’en a appris beaucoup sur moi. Apprendre sur moi, j’adore parce que ça me permet ensuite d’apprendre à faire autrement, pour m’améliorer et mieux la vivre ! Et donc de mieux vivre tout court, car il faut en être conscient : on trouvera toujours en ce Monde des raisons pour se mettre en colère

Voici donc la première partie avec cet article. Je vais vous livrer quelques exemples personnels, avant de vous parler, la semaine prochaine, de ce que j’ai compris et appris de cette colère et comment l’éviter, dans la mesure du possible.

Les situations qui provoquent ma colère.

Avant d’évoquer ces situations, j’aimerais préciser que la colère chez moi a tendance à survenir davantage, lorsque je suis contrariée ou plus fatiguée que d’habitude. 

Je distingue au moins trois formes d’expression de ma colère :

  • Les cas où je suis en colère contre quelqu’un.
  • Les fois où je suis frustrée, « à cause de mon handicap »
  • Et les cas où c’est plutôt une colère ressentie contre moi-même.

Je peux être en colère contre quelqu’un, lorsque je ressens que cette personne s’est comportée de façon injuste (cf mon article de la semaine dernière.), ou quand je perçois qu’elle veut imposer à l’autre (à moi ou à un proche) sa volonté ou sa vision des choses.

Je suis en colère quand on ne laisse pas non plus quelqu’un être et se comporter tel qu’il est vraiment, qu’on ne le laisse pas prendre la place qu’il mérite d’avoir (comme tout le monde)

Par rapport à mon handicap, je suis en colère quand je ne reçois pas le soutien ou l’aide dont j’ai besoin dans l’immédiat, que je suis obligée d’attendre ou de faire sans.

Je peux aussi facilement m’irriter lorsque je m’aperçois que mon handicap m’empêche de faire quelque chose que j’aurais envie de faire « comme tout le monde ». Ne serait-ce même parfois, quand je suis plus fatiguée et que je désespère que les choses me prennent pluuuus de temps que la « normale » ! Du genre : une douche qui dure 25 minutes minimum ! Et 25 minutes, c’est quand je ne me maquille pas.

Contre moi-même, je suis toujours en colère après que je me sois mise en colère ! (voir plus loin, mon dernier exemple concret.)

Je ressens aussi de la colère envers moi, quand je n’arrive pas à faire quelque chose facilement, ou du premier coup.

Origines

La période où j’ai commencé à m’énerver de ne pas réussir facilement remonte au lycée, au moment des devoirs.

Si je n’arrivais pas à comprendre ce qu’on attendait de moi dans l’exercice, j’allais d’abord relire le cours. Si après ça je ne comprenais toujours pas comment répondre aux questions, ça m’énervait et je laissais tomber. J’attendais le cours et la correction.

J’ai bien une petite idée de l’origine de cette impatience et de cet énervement contre moi, quand je n’y arrive pas du premier coup. Dès le début de ma scolarité, je n’ai jamais vraiment eu de difficultés. Contrairement à mes deux petits-frères qui ont eu plus de mal, j’étais plutôt bonne élève, et c’est quelque chose que j’ai souvent entendu de la bouche de ma mère :

« Ah ! Avec Ludivine, on n’a pas de problème ! Elle n’a pas de difficulté, elle se débrouille très bien toute seule ! » ou encore (à mon petit frère) : « Regarde ta sœur, elle réussit elle. »

Alors je pense que Ludivine s’est obligée à réussir ! Puis comme « Ludivine n’a pas de difficultés », lorsqu’elle en avait petite elle ne pouvait pas comprendre que c’était normal, qu’elles faisaient partie de l’apprentissage. Et comme enfin « Ludivine se débrouille très bien toute seule », elle ne demandait jamais non plus d’aide quand elle en avait besoin… 

Vivre la colère.

Hormis l’épisode récent du chat, dont j’ai parlé dans mon précédent article et qui m’avait fait vivre une forte colère, l’avant-dernière fois où je me suis laissée emporter par la situation, j’ai pris conscience qu’il fallait que je revoie ça.

Un peu comme pour la voiture, fallait que je fasse une révision… Que je réapprenne comment mieux la gérer.

Depuis ce matin, j’essaie de raconter cette dernière situation, mais vous savez quoi ? Cela m’énerve ! Le fait de l’écrire me replonge émotionnellement dans mon côté « je ne suis pas fière de ce que j’ai dit ce soir-là » et je n’ai pas envie d’en reparler.

Pour la résumer vite fait : On est le soir, j’ai eu une grosse journée où je n’ai pas pu me reposer. On est chez mes parents pour seulement quelques jours. On attend que mon père, lui-même handicapé, rentre pour dîner tous ensemble en famille. Ce n’est pas souvent qu’on se voit : deux ou trois fois par an, alors ce moment du repas était quelque chose d’important pour moi.

Quand mon père est arrivé, il n’a pas pu rentrer à la maison. Il a attendu plus d’une heure dans sa voiture, parce qu’un homme s’était mal garé, et cela empêchait mon père d’accéder à l’arrière de la maison, là où il passe pour rentrer, parce que devant il y a des marches.

Quand le gars est revenu, il s’est excusé mais j’ai trouvé qu’il était malhonnête et faux. Puis il a prononcé une simple phrase pour nous critiquer, et c’est ce qui m’a fait sortir de mes gonds. 

Après la colère

Franchement, après m’être énervée comme ça, je n’étais vraiment pas bien ! Je m’en voulais d’avoir répondu au gars de cette façon-là ! C’était minable, bas, petit. Je n’étais absolument pas fière de moi. J’ai cruellement manqué de self-contrôle.

Ce que j’ai pu dire n’était absolument pas non plus en accord avec la personne que je souhaite être au fond de moi. Je me sentais mal. J’avais envie de me faire toute petite, de revenir en arrière pour refaire le film qui venait de se passer. Mais ça, c’était impossible ! 

Vous n’êtes déjà pas fière de vous après avoir explosé comme ça, mais en plus vous provoquez et subissez aussi, comme si vous n’en aviez pas vécu assez, la colère de votre entourage…

Mon ami était choqué et littéralement en colère contre moi : « C’est pas possible, tu ne peux pas dire ça ! Imagine si cette personne revient et s’en prend à la maison de tes parents, ou à tes parents eux-mêmes !? » (Je ne ressentais pas du tout cette peur à ce moment-là. Après non plus, car je ne suis pas de celle qui cède encore à la psychose…)

« Et comment tu géreras ta colère quand on aura nos enfants !? » (Ben oui, là j’avais dit des gros mots…) Oups.

 

Juste après cet épisode, je me suis dit qu’il était vraiment temps pour moi de retravailler là-dessus. Déjà quelques jours avant, je m’étais énervée verbalement (noms d’oiseaux) sur l’interlocutrice que mon ami avait eue téléphone, en haut-parleur. La personne de son assurance avait prétexté ne pas pouvoir résilier son contrat, et moi je trouvais simplement bidon le motif invoqué…

 

La semaine prochaine, j’évoquerai donc ce j’ai fait pour apprendre à mieux gérer ma colère.

Et vous, quels sont les situations où vous avez éprouvé une forte colère ? Avez-vous compris ce qui (en vous) l’avait déclenchée ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

La colère (1/2)

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Chat alors !

Chat alors !

Il était une fois, un chat…

C’est l’histoire d’un chat, qui avait pris l’habitude de miauler pour manifester son envie de sortir dans le grand jardin de la propriété. Il miaulait même parfois la nuit. 

Voulant que le chat cesse de miauler pour réclamer à sortir, son maître avait essayé une technique dissuasive bien connue : l’asperger d’un filet d’eau à l’aide d’un vaporisateur chaque fois qu’il miaulerait.

Cela avait marché, puis plus trop, comme si le chat s’était adapté au jet d’eau… 

Cela énervait le maître que le chat continue à miauler malgré le jet l’eau. Malgré l’inefficacité de la dissuasion, le maître persistait à arroser son animal. Ce chat comprendrait-il enfin qu’il ne faut plus miauler pour demander à sortir ?! 

et sa maîtresse…

La maîtresse de ce chat n’arrivait pas à comprendre pourquoi le maître continuait à arroser son chat, puisque cela n’avait visiblement pas l’effet escompté sur son comportement indésirable

Fallait-il persister ? Persévérer ? S’acharner encore ? Ou bien trouver une autre façon de faire ?

Ce qui est sûr, c’est que sa maîtresse ne souhaitait ni « acharnement », ni de colère à l’encontre de cet animal. Elle ne supporte pas ça, la colère et « l’acharnement.»

Dans la mesure du possible, elle préfère la cohabitation harmonieuse, où l’on compose avec les besoins de chacun. 

La maîtresse avait donc cherché à se mettre à la place du chat. Elle entrevoyait pour ce chat une possible envie de liberté, de nature, de découvertes, de promenades… lui qui auparavant avait habité au cinquième étage d’un immeuble parisien. 

Lorsqu’il faisait encore jour, et quand elle était là et disponible pour répondre au besoin (à l’envie ?) de sortir du chat, elle lui ouvrait alors la porte. Mais avant de le laisser sortir, elle avait pris l’habitude de lui donner quelques caresses. Ainsi, elle se disait qu’elle donnait au chat l’amour dont il avait besoin pour lui donner envie de revenir à la maison. 

Une réaction émotionnelle, violente et inattendue.

Un midi, alors que la maîtresse rentra du travail, elle vit que le maître n’avait pas laissé sortir le chat de la matinée. Ne parvenant à contrôler ses miaulements par le jet d’eau, il avait décidé qu’il ne sortirait pas du tout.

La maîtresse ne put s’empêcher de se mettre d’emblée, à la place du chat, et fut saisie d’une sorte de colère. Elle essaya d’abord de la contenir comme elle pouvait, pour tenter de comprendre ce qui amenait le maître à, selon elle, « s’acharner » autant sur son animal.

Seulement, aucune de ses explications ne lui parurent objectives, et elles ne lui permirent pas non plus de se faire une raison et de baisser en pression.

Elle garda le silence pour ne pas exploser, déjeuna en vitesse puis alla se reposer dans leur chambre. Elle essayait de se calmer du mieux possible, grâce à une musique relaxante, accompagnée de grandes et profondes respirations.

Même après la sieste, l’incompréhension et la tristesse l’envahissaient encore… 

Ecrire pour se libérer

Je ne voulais pas laisser s’installer l’incompréhension et la tristesse, ni même entretenir la colère que j’éprouvais encore à cet instant envers le maître. Je voulais comprendre pourquoi, le « simple » fait de ne pas avoir laissé sortir le chat, provoquait en moi ce si grand tsunami émotionnel…

Qu’est-ce que cela venait bien pouvoir me montrer de mon intériorité ?

En quoi ce chat privé de sortir faisait écho en moi ?

Alors, pour évacuer ma colère, ma tristesse, j’ai écrit. Des pages et des pages ! Pendant une heure durant, c’était même la première fois que je tenais autant sans trouver le temps long !

Je me suis lâchée, sans aucune retenue, pour me vider : dire ce que je pense, dire que je ne comprends pas, dire mon sentiment d’injustice, dire même des p***** de gros mots qui soulagent !

J’étais enragée, je ne supportais même pas la venue du maître dans la même pièce, je ne pouvais pas le voir, je ne voulais pas le voir, j’avais vraiment besoin d’être seule ! Le temps de ma libération. Le temps de parvenir à prendre du recul. Le temps de comprendre pourquoi ça se passait aussi fort que ça à l’intérieur… 

Je m’étais notamment demandé comment un chat pouvait comprendre une punition ? Comment pouvait-on aussi priver un chat de sortir alors que, selon moi, il serait certainement plus heureux à gambader dehors ? 

Comprendre mes souffrances pour les surmonter.

Au fil de mon écriture libératrice, je commençais à réellement comprendre ce qui se passait en moi…

Je ressentais également l’envie de le partager sur mon prochain article de blog, il m’était donc nécessaire de trouver les mots justes. D’abord pour mieux assimiler et comprendre cette expérience de vagues émotionnelles que j’étais en train de traverser. Ensuite pour être capable de l’expliquer et la partager.  

Je sais que ces moments de grandes émotions, bien que vraiment durs parfois, ne sont que passagers. J’ai appris surtout qu’ils me montrent sur quoi travailler en moi. Et ce travail sur moi m’est très important, indispensable même. Je considère qu’il me permet de me connaître mieux, de savoir qui je suis vraiment et ce que je veux vraiment être, faire et avoir. 

Être : Être le plus possible dans la bienveillance, l’Amour, l’acceptation. De moi-même, de l’Autre et de nos besoins respectifs.

Faire : Faire de mon mieux. Faire le bien autour de moi. Faire la paix. Faire « autrement », pour apprendre de toute expérience négative. Faire rire.

Avoir : Avoir l’impression de faire de mon mieux (encore lui.), ou celle de m’améliorer chaque jour un peu plus. 

Ces temps d’introspection m’aident aussi, par ricochet, à entretenir les relations les plus saines possibles avec les autres. Me comprendre mieux, c’est me permettre de mieux comprendre les autres en retour.

Une punition injuste.

Ce qui finalement avait provoqué en moi cette soudaine tristesse, était ce sentiment de punition injuste. Pour moi c’était injuste, dans la mesure où c’était une punition qui ne pouvait pas être comprise par celui qui la recevait.

Le fait d’imposer à l’autre quelque chose qu’il ne peut comprendre, cela ramenait à ma conscience quelques mauvais souvenirs de punitions injustes que j’avais connues enfant.

L’une de ces punitions notamment, avait été très douloureuse parce que réglée « à la dur », à la laisse du chien. C’était arrivé à un moment très difficile aussi que traversait ma mère, qui se retrouvait alors seule avec nous, suite à l’AVC et à l’hospitalisation de mon père.  

J’avais été accusée de quelque chose que je n’avais pas fait : avoir mis une croix, dans le tableau des tâches hebdomadaires à accomplir par mes frères et moi. La croix était dessinée le jour du vendredi, alors qu’on n’était qu’en tout début de semaine.

Chacun isolé dans nos chambres respectives, ma mère en colère y rentrait, les unes après les autres : « C’est toi qui as fait ça ? » « Non, ce n’est pas moi. » Et bam, un coup de laisse sur les bras ou les jambes.. 

Remonter à la surface.

Je n’ai gardé en mémoire aucune notion du temps que cet épisode violent a duré. Ni aucun souvenir de la douleur. Apparemment, ce qui venait de remonter là, à travers cette histoire de chat privé de sortie, c’était l’intensité de l’émotion vécue enfant, face à l’injustice et à l’acharnement ressentis d’une personne en colère. 

Le « coupable » était en fait mon plus petit frère, qui ne savait pas encore lire à l’époque…

Je garde aussi le souvenir de la culpabilité de ma mère, lorsqu’elle a pris conscience de sa violence excessive pour la situation. C’est aussi, je pense, la raison pour laquelle je me contiens le plus possible, même quand j’ai envie d’exploser, car je ne veux pas faire de mal, ni même me faire de mal.

J’aime d’ailleurs beaucoup cette citation de Bouddha à propos de la colère : « Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez. »

En écrivant, je m’autorise à exprimer ma colère sans limites, et sans qu’elle ne fasse de mal à personne ! ça soulage, mais en même temps, à un moment je reviens à ce que je veux vraiment en me posant cette question :

« Que souhaites-tu continuer à nourrir ? Ta colère, ton ressentiment ?

Ou bien ton envie d’aller mieux, de créer du positif, de pardonner ? »

Laisser l’autre exister, être lui-même.

Ecrire m’a permis de comprendre pourquoi je n’étais pas bien et tellement frustrée par la situation. 

Priver quelqu’un de sortir (ou de sa liberté), équivaut pour moi à le contraindre à ne pas bouger, à rester là où il ne souhaite pas obligatoirement se trouver. C’est également le couper de la possibilité de se mouvoir, de bouger, de courir, de marcher… De se déplacer si on veut dire les choses autrement.

Dans cette interprétation et cette façon que j’ai eu de ressentir cela aussi intensément, il y a vraisemblablement un lien avec le handicap présent dans ma vie. Parfois, il m’empêche encore de me déplacer, d’aller là où j’aimerais, de faire ce que je veux. Parfois encore, ça m’énerve quand on me dit « que je ne peux pas aller quelque part », qu’on pense à ma place…

Un autre aspect dans ce ressenti, c’est que je me sens également privée de liberté quand je n’ai pas la possibilité d’exister, de m’exprimer, d’être ce que je suis vraiment.

Tiens tiens, cette quête d’être vraiment moi, de m’autoriser à dire, à faire… N’est-ce pas celle dans laquelle je suis engagée depuis quelques temps ? Curieux, non ?

Des nouvelles du chat.

Depuis cette histoire, le chat se porte bien et profite du jardin chaque jour, jusqu’à la tombée de la nuit.

Ce fameux jour de tempête émotionnelle, contraint et forcé, il a passé toute l’après-midi à dormir près de moi sur le canapé. Il n’en a apparemment pas gardé de séquelles.

Et vous, pensez-vous à l’introspection quand vous vivez de grands moments de tempête émotionnelle ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Chat alors !

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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Oser

Oser

C’est un concept dont je parle souvent, « oser ».

Personnellement, quand j’ose, quand je fais quelque chose de nouveau, je me sens VI-VANTE ! Comme hier soir et aujourd’hui on va fêter les morts avec Halloween, alors moi je vais aller à contre-courant avec cet article, et célébrer la vie en vous parlant de ce qu’est « oser » pour moi !

C’est quoi « oser » ? Pourquoi c’est important d’oser ? Ce que cela me permet ? Ce que cela m’apporte ?

Oser, si l’on prend la définition du dictionnaire, c’est « avoir le courage de faire quelque chose ». J’aurais envie de rajouter que c’est « avoir le courage de faire quelque chose pour la première fois. »

Pourquoi oser et aimer faire de nouvelles choses ?

Ne pas subir la routine du quotidien

Personnellement je crois que j’ose avant tout faire de nouvelles choses, pour ne pas subir la routine du quotidien et de mon handicap.

Avec lui, je reste chez moi tous les jours ou presque. Je ne me serais pas vue rester tout le temps à ne rien faire, ni même rester devant la télé ou l’ordinateur toute la journée ! Non, moi j’ai besoin de me sentir vivante, et cela passe avant toute autre chose, par le fait d’être utile !

Je n’aime pas la routine, elle m’est réellement pesante ! Alors pour ne pas la subir, puisqu’elle est mortelle disait Paulo Coelho, j’ai mis en place certaines petites choses comme un planning hebdomadaire par exemple, que je remplis au fil de mes envies et besoins. Chaque semaine est différente, et comme cela je ne m’ennuie jamais. 

Mais la plus grande décision que j’ai prise et qui m’évite assurément la routine, c’est le fait de m’être lancée en tant qu’entrepreneure. C’était il y a trois ans et demi à peine. 

Entreprendre sans oser, c’est possible ça ?

Quand tu veux entreprendre, mais que tu ne veux pas oser, il y a un problème. Et d’ailleurs, je suis tombée dans ce piège à mes débuts, de rechercher la facilité dans l’entrepreneuriat ! Je m’étais dit que mes formations de remise à niveau en ligne, aussi géniales soient-elles, se vendraient sans effort. En fait non ! Il a fallu que je me montre, que j’OSE me montrer. Que j’OSE parler de qui j’étais, des difficultés que je vivais dans ce projet d’entreprise (notamment), pour que de premières personnes aient envie de me solliciter pour travailler avec moi.

Tester ses limites et se prouver qu’on est capable de les dépasser

J’ai aussi cette tendance à oser, parce que cela me permet de me prouver que je suis capable d’aller au-delà des limites de la maladie, voire des limites que les gens voudraient qu’elle m’impose…

Pour ne citer qu’un exemple où j’ai vraiment dépassé mes limites (et mes peurs), fin 2017 j’ai ressenti le besoin de partir deux mois au Québec. J’avais besoin de prendre l’air et de faire le point sur ma relation sentimentale de l’époque. J’avais prévu ce voyage au retour des beaux jours, en mai et juin 2018. Je me souviens des membres de ma famille, peu de temps avant mon départ, lors de l’anniversaire de ma mère : « Mais tu n’as pas peur de partir toute seule ?! » 

Ben non, je n’avais pas peur ! Et je répondais même à chaque fois : « Mais à quoi ça sert d’avoir peur maintenant ? Je verrai ça sur place ! »

En fait, pour tout vous dire, la seule peur que j’avais vraiment, c’était de rencontrer un ours au fil d’une balade dans la nature ! J’avais peur de ne pas réussir à me protéger contre lui. Alors j’avais été sur le net voir ce que je pouvais faire – car tout problème a une solution – et j’avais trouvé qu’il fallait que j’achète une bombe au poivre. Je suis aussi allergique au poivre, je ne sais pas qui aurait le plus souffert s’il m’avait fallu l’utiliser !

En arrivant au Québec chez Caroline, la première amie qui m’a accueillie en attendant le début de la location du camping-car, celle-ci m’avait rassurée. Habituée à aller dans la forêt, en presque quarante ans elle n’avait jamais croisé d’ours ! Je n’ai pas acheté de bombe, ni de clochette et je n’ai pas rencontré d’ours. Faut dire que je n’aurais pas non plus pris de risque insensé.

Oser partir seule, aussi loin, avec mon handicap, avait aussi beaucoup interpellé les personnes que je rencontrais : « Mais vous êtes toute seule ?! » s’exclamaient-elles. Vu le nombre de fois où la question m’a été posée, je me suis dit que j’avais trouvé le titre du livre que j’écrirais un jour à propos de ce voyage…

Oser me permet de tester mes limites, de voir de quoi je suis réellement capable. J’ai beaucoup appris sur moi en osant. Je me suis redécouverte, notamment à travers ce voyage. A travers ces voyages ai-je même envie de dire. L’entrepreneuriat en est un autre.

Oser, pour répondre à ses envies ou ses besoins.

Hier soir, j’ai osé à nouveau, mais cette fois-ci, c’était pour répondre à une envie personnelle. Je voulais procéder différemment dans mon activité professionnelle, en proposant un premier atelier d’écriture en groupe, autour du récit de vie ou autobiographie.

Jusqu’à maintenant, j’accompagnais les personnes uniquement sous la forme d’entretiens individuels, hebdomadaires ou plus ponctuellement selon les besoins.

J’ai eu l’envie de retrouver la dynamique du groupe que j’appréciais beaucoup quand j’étais formatrice en remise à niveau.

Le groupe, j’aime vraiment ça pour la richesse des échanges qui s’y passent : entre les participants d’abord, mais aussi entre eux et moi.

J’aime le groupe également pour les liens qui se créent le temps de quelques heures, ou plus si affinités.

J’aime quand les histoires que partagent chacun servent aussi à d’autres, pour les encourager. C’est d’ailleurs la thématique que j’ai choisie pour ce premier atelier d’écriture : écrire sur ce qu’on aimerait laisser / dire à l’autre en héritage.

Dans le groupe, j’aime rendre possible à chacun de se sentir bien (sinon mieux) le temps de l’atelier. Se sentir mieux avec soi-même et avec les autres, à travers l’expression sur une même thématique.

Quand j’anime un groupe, j’aime les moments où je remarque que les personnes sont attentives, lorsque je m’adresse à elles pour leur transmettre quelque chose. J’aime quand elles semblent captivées par ce que je dis, quand je m’aperçois que mes propos font écho en elles.

Je me sens utile par ce que je leur apporte de nouveau, de dépaysant, et par ce que je leur montre de moi : ma joie, mon humour, mon recul sur la vie, ma faculté de relativisation, mon expérience personnelle.

En retour, ils sont également utiles à mon bien-être personnel ! Parce qu’ils m’apportent leur attention, leur attentivité, la richesse de leurs expériences personnelles aussi… Bref, c’est de tout cela dont j’aime me nourrir.

Dans mes groupes, je reste toujours attentive à ce que nous soyons dans un véritable cercle vertueux, où tout le monde peut trouver et prendre sa place.

Mon premier atelier d’hier soir s’est bien passé, j’ai vraiment adoré ! J’y ai vraiment retrouvé tout ce que j’écrivais à l’instant en termes de qualité d’échanges.

Oser, pour grandir

Si je n’avais pas osé, il ne se serait rien passé.

J’ai osé me lancer alors que je ne l’avais jamais fait.

J’ai osé en parler autour de moi et sur les réseaux, j’ai osé dire que c’était mon premier.

J’ai osé proposer un atelier qui me ressemble.

J’ai osé demander l’accord pour que cet atelier se déroule là, à côté de chez moi, dans la cuisine de ce petit bar associatif fort sympathique.

Oser vous ouvre toujours d’autres portes pour que vous puissiez avancer sur votre chemin.

Maintenant que j’ai osé me lancer, que je l’ai fait, j’ai encore plus envie de continuer sur ma lancée et de proposer cet atelier de manière récurrente. J’ai plein d’idées de thématiques et de modes d’expression ! Je sens que je vais adorer réfléchir et créer de nouveaux contenus !

« Je pense donc je suis » disait Descartes. Et bien Ludivine vous dit, elle : « J’ose, donc je suis ! » et même : « J’ose, donc je suis VIVANTE ! »

 

Et vous, qu’allez-vous oser prochainement ou dès maintenant ? Un autre conseil, n’attendez-pas.

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Oser

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Remplir le vide

Remplir le vide

Je ne sais pas si vous y avez prêté attention, mais la semaine dernière, il n’y a pas eu d’article publié sur le blog.

Je n’ai pas publié d’article, faute de temps. J’ai dû finir ma semaine de travail le mercredi en fin de matinée, afin d’accompagner mon ami en déplacement sur Paris. Alors on en a profité pour aller voir mes parents, et pour moi ce n’est pas évident d’écrire lorsque je ne suis pas au calme, chez moi. 

Une première solution en remplacement

J’avais bien anticipé le fait que cette fois, je ne pourrai pas avoir le temps de me poser pour écrire. Alors, j’avais décidé de choisir une solution de « facilité », parce que je voulais absolument ne pas déroger à la (ma) règle de « un article par semaine ». Ma solution consisterait à reprendre le tout premier de la petite quinzaine de tests de connaissances sur les notions indispensables du français à l’écrit, que j’avais créés à l’époque du Français utile… 

Je m’étais dit que j’allais reprendre chaque question de ce test pour réexpliquer les règles auxquelles elles font référence. Je vais intégrer ces explications dans un petit texte, où j’aurais comme à mon habitude fait part de mon actualité ou mon vécu.

A la fin de cet article, le test serait proposé. Il servirait pour s’auto-évaluer, voir si on a compris les explications données et si on est capable d’appliquer les fameuses « règles. »  

Avant de prendre la route vers Paris en ce beau milieu de semaine, j’avais donc pris le temps de retourner sur l’interface de mon site web, pour modifier quelque peu ce fameux test. Visuellement parlant surtout, car y figuraient encore les marques de la première version de mon site – Le français utile – Oui, être utile autour du français, c’est une inlassable quête chez moi ! 🙂

J’ai passé au moins deux bonnes heures à remettre tous les paramètres en marche. Certaines choses ne fonctionnaient plus, comme l’auto-répondeur, la fonction qui permet notamment au(x) valeureux guerrier(s) testeur(s) d’accéder directement au résultat, une fois le test passé.

Cela peut sembler technique, effectivement ça l’est ! J’ai appris beaucoup en osant me lancer il y a trois ans maintenant ! (En fait, dans ma tête, je me dis plutôt « il n’y a QUE trois ans » ! Tant de choses se sont passées depuis le début de ma démarche entrepreneuriale…)

Techniquement, je gère pas mal de choses sur WordPress. Je suis fière de ce dont je suis capable maintenant, c’est parce que j’ai notamment eu un excellent formateur technique que je suis capable de faire ça toute seule ! (Merci Cédric ! Tu te reconnaîtras si tu lis ceci.)

Bref, je reviens à mon sujet et au fait que je voulais publier un article coûte que coûte, parce que « c’est comme ça » depuis quelques mois maintenant. Je publie tous les jeudis soir ou au plus tard, le vendredi matin pour 10h. Je m’impose une certaine régularité. 

Une prise de conscience soudaine

C’est la veille de mon départ en famille que j’ai eu cette soudaine prise de conscience !

Je n’avais plus envie de publier. Du moins, je n’avais plus envie de publier « juste pour publier ». Je n’avais plus envie de choisir cette solution de « facilité ». Je me rendais compte qu’avec ce choix de départ, de me servir de cet ancien test de connaissances, je ne cherchais en fait qu’à combler le vide… par « le vide. »

Je dis combler « par le vide », même si je sais que le contenu de mes tests est instructif et peut servir à s’améliorer. Sauf que là, cela ne vibrait pas en moi de repartir sur la ré-explication simplifiée des règles usuelles du français. Je l’ai fait un moment, mais maintenant c’est autre chose qui m’anime.

Maintenant et depuis mon dernier coaching, je veux avant tout que ce que je fais, je ne le fasse que si ça a du sens, que si j’en ai profondément envie, que si ça vibre à l’intérieur de moi.

Je suis consciente que cela n’est pas possible pour tout, mais là, j’avais ce choix et je me suis donc autorisée à choisir. A me choisir.

C’était une avancée pour moi. M’autoriser à laisser du vide. M’autoriser, pour une fois, à lâcher du lest. Et donc m’autoriser finalement à ce que les choses ne soient pas parfaitement réglées comme du papier à musique.

Je n’ai donc rien publié, et cela n’a eu aucune répercussion néfaste. J’étais même plus légère d’avoir lâché du lest dans le « contrôle » de ce qui « doit être ».

L’autre résultat de mon relâchement, en plus de m’avoir permis d’être plus présente pour mon ami et mes parents lors de mon court séjour chez eux, c’est que cela m’a inspiré pour la création de cet article-ci.

 

Avez-vous connu aussi de tels moments, où vous êtes rendu compte que vous faisiez « fausse route » ? Qu’aviez-vous fait de cela ? Aviez-vous persévéré, malgré le fait que cela vous fasse « souffrir » ? Ou bien avez-vous pris le temps d’écouter ce que vous disait votre cœur et vos besoins ?

Je vous dis à la semaine prochaine, ou pas ! 😊

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Remplir le vide

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Le bon moment, c’est toujours maintenant !

Le bon moment, c’est toujours maintenant !

Le contexte

« Le bon moment, c’est toujours maintenant » est une phrase que je (me) répète souvent depuis quelques semaines. Je l’ai compris en ayant entendu ce concept de la bouche de ma dernière coach.

Pourquoi cette phrase me parle-t-elle, spécifiquement ? Parce qu’elle vient me rappeler l’importance de passer à l’action, dès maintenant et, SANS ATTENDRE…

J’ai repéré cela à plusieurs reprises : J’attend(ai)s, sans m’en rendre compte, que toutes les conditions souhaitées soient réunies avant de me lancer.

Le fait d’en prendre conscience m’a permis d’apprendre à faire autrement, pour avancer plus vite vers ce que je veux. Je vous donnerai quelques exemples un peu plus loin.

Attention, je ne dis pas que je ne tombe plus du tout dans ce piège d’attendre que tout soit parfait ! Mais comme je suis plus vigilante sur ce point, je constate plus rapidement quand cela arrive, et je peux réorienter le tir plus vite-fait.

J’ai aussi compris que mes attentes étaient souvent liées à mes peurs.

Quelles sont les attentes que je pouvais (et que je peux parfois encore) avoir avant de me lancer concrètement ?

Pour me sentir prête et capable de me lancer dans la réalisation d’un objectif, je pouvais avoir des attentes telles que :

Avoir (plus) confiance en moi (Dans ce cas, j’avais peur de ne pas être assez bien, ou assez ceci ou cela.)

Avoir de l’expérience (J’avais peur de ne pas être suffisamment reconnue, légitime.)

Me former d’abord à telle ou telle chose, pour me sentir plus légitime dans ce que je veux proposer (J’avais peur de passer pour un imposteur – Ce mot n’a pas de féminin, soit dit en passant.)

Attendre que tout soit parfait comme je le veux (mon p’tit côté perfectionniste, pour la peur de faire mal, ou pas assez bien aux yeux des autres).

Me donner le temps / Prendre le temps, c’est à dire ne surtout pas me mettre la pression. (J’avais tout simplement peur de me lancer dans l’inconnu.)

Etre sûre d’avoir l’argent (pour la peur d’en manquer, de ne pas en avoir suffisamment.)

Etre sûre que mon idée marcherait, aurait du succès, plairait à tout le monde (Oups ! Peur du jugement des autres.)

La liste pourrait vraisemblablement encore s’étoffer, mais ça en fait déjà pas mal à vivre !

Attendre d’avoir réuni tout cela avant de me lancer, c’était un peu comme attendre « quand les poules auront des dents… »

L’importance de passer à l’action, même si tout n’est pas réuni.

Dans l’article précédent, j’évoquais que le fait de passer à l’action était super important ! Parce qu’en plus, cela vous empêche de vous plaindre lorsque vous rencontrez des difficultés dans votre vie. Quand vous passez à l’action pour remédier à quelque chose qui ne vous satisfait pas, vous êtes à ce moment-là « acteur », et donc vous ne subissez plus les choses. Du moins, vous les subissez avec moins d’intensité.

Les stats sont sans appel :

Combien de projets ne se sont-ils jamais réalisés, par inaction et même procrastination ? 100%

Alors, comment ai-je finalement réussi à me lancer, en n’attendant plus que toutes les conditions soient réunies ?

Déjà, comme je voyais que je n’avançais plus, je suis allée chercher de l’aide auprès d’une coach. Il y en a eu deux successifs en fait. Le premier m’a permis de m’apercevoir de mes capacités autour de l’écriture. La seconde m’a permis de faire le lien entre mes capacités et comment je pouvais les utiliser, en prenant surtout du plaisir, dans le cadre de mon activité professionnelle.

En plus de cette notion de plaisir dans le travail que j’ai remis également au centre de ma vie, je me suis ouverte au fait que…

La vie est une aventure

S’il y a bien une chose que j’ai intégrée depuis mon dernier coaching avec Mélanie, c’est l’importance de l’expérimentation, de se « jeter dans l’inconnu. »

Expérimenter, ça veut dire vivre l’expérience qu’on ambitionne, tout simplement en se lançant dans celle-ci.

J’ose. J’y vais. Je me lance telle que je suis ! Je n’attends plus d’être parfaite ! (ou d’en avoir l’impression.)

Pour me soutenir dans cette démarche nouvelle, je dois d’abord régulièrement me rappeler de mes qualités et capacités, ou bien être capable d’entendre, quand les autres me les rappellent.

Je me rappelle aussi de mon intention profonde, aider l’autre.

Je me rappelle enfin et surtout de ma grande valeur intrinsèque, mais aussi que je porte des chaussons, ce qui permettra à mes chevilles de gonfler encore plus si elles en ont envie ! 🙂

Pour expérimenter concrètement, après la phase où je reprends conscience de mes capacités, je mets en place les premières actions, les plus simples.

Quelques exemples où je suis passée à l’action, avec des actions simples pour commencer.

Mon voyage au Québec

Quand j’ai pris conscience que j’avais besoin de partir loin (au Québec) et longtemps (je me disais que deux mois suffiraient), pour faire le point sur ma vie sentimentale…

Pour partir au Québec, forcément la première action consistait à réserver mes billets d’avion. « Logique ! » me direz-vous, mais pourtant, vraiment pas si simple !

J’ai ressenti un tel stress avant d’appuyer sur le bouton « valider » ! Acheter ces fameux billets m’a mis dans un état et une sensation désagréable phénoménale ! Un gros stress qui a disparu presque instantanément après le clic.

Pourquoi ? Parce que les dés étaient jetés pour moi. Je n’avais plus qu’une chose à faire, me poser sérieusement les questions pour la suite : « Bon, maintenant que je sais que je pars là-bas pendant deux mois, comment je m’organise ? De quoi j’ai besoin ? De quoi j’ai envie ? »

Si cette première action m’a été difficile à entreprendre, une fois lancée je n’avais plus d’autre choix que de m’adapter et d’envisager la suite.

Mon blog et mon vlog

Deux autres actions que j’ai aussi lancées sans attendre (notamment) d’être parfaite !

Concernant le blog, j’avais symboliquement décidé de le créer cette année pour le jour de mon anniversaire. Ce fameux jour du seize juin, j’ai donc acheté mon nom de domaine. Une douzaine d’euros. Si je n’en avais rien fait, je n’aurais pas perdu grand-chose. Mais quand je prends vraiment une décision, c’est à dire que je sais que c’est très important pour moi, que ça répond à un besoin intérieur, je le fais comme lorsque je prends un engagement.

Je dois le réaliser. Il est hors de question de revenir dessus. Une fois ce nom de domaine en ma possession, j’ai donc tout naturellement cherché un professionnel capable de me refaire un nouveau site incluant cette fois mon blog.

Pour le vlog, j’avais d’abord ressenti l’envie de partager ce qui me passait par la tête, pour répondre à mon besoin de transmettre et d’inspirer. Je me suis donc lancée comme ça, spontanément, peu importe où j’étais, et quand je voulais.

Je me suis moi-même étonnée d’être capable de me filmer parfois sans maquillage, en pyjama ou même avec mes grosses lunettes de vue !

Ce que je veux dire, c’est que je n’imaginais pas à quel point me lancer dans quelque chose de nouveau allait me permettre de tant évoluer.

En matière d’évolution, je pourrais en citer tout un rayon ! L’article deviendra probablement trop long pour vous. Toutefois j’aimerais vous faire part de ce que j’ai vécu tout récemment pour finir.

Reprendre confiance

En me lançant sur le web il y a seulement deux ans et demi, j’étais celle qui n’osait pas. J’étais vraiment timide. Je n’osais même pas approcher les gens lorsque j’allais à aux séminaires qui réunissaient les étudiants de la formation en ligne dans laquelle j’avais investi. Les webentrepreneurs qui avaient réussi m’impressionnaient, je me sentais tellement différente et à des lustres de là où ils en étaient eux !

Je me suis trompée à leur sujet. C’est moi qui les rendais inaccessibles, mes peurs surtout : j’avais appris à craindre une certaine forme d’autorité, de supériorité, liées à la réussite sociale et au fait de gagner de l’argent. Pourtant, en me confrontant à ce nouveau milieu, j’ai pris conscience que l’argent n’avait en rien altéré leur humanité et leur bienveillance. En tout cas, je l’ai vraiment senti pour quelques-uns d’entre eux (Sylvain, Jean-Pierre, Yannick…), que j’ai également eu la chance de revoir en privé (même dans leur famille) lors de mon voyage au Québec.

Où est-ce que je veux en venir ? Si je n’étais pas allée là où c’était nouveau pour moi, avec des gens nouveaux, je n’aurais pas été capable d’augmenter mon niveau de confiance en moi.

Oser, et voir apparaître la magie de la vie

La dernière fois où j’ai opéré une sortie de zone similaire, a été lorsque je me suis autorisée à contacter une personne qui propose la même chose que moi sur le web, mais depuis plus longtemps. Je lui avais dit dans mon message qu’il me plairait bien de le rencontrer afin d’échanger sur nos métiers et, s’il l’acceptait, de recevoir quelques-uns de ses bons conseils en tant que professionnel avisé.

J’ai reçu bien plus que cela ! (gratitude !)

La première phrase que nous avons échangée, ce fut avec un grand sourire :

Lui : « Bonjour, alors c’est vous la concurrence ?

Moi : Oui, c’est moi, la féroooce concurrence ! » ai-je répondu avec mon grand sourire habituel en mimant les griffes d’une lionne (que je peux être parfois)

Cette rencontre a été un véritable cadeau :
Au-delà de la richesse humaine, de l’accueil et de l’écoute de cet homme, j’ai reçu l’accès à sa formation où il explique quoi faire avec votre livre une fois écrit (quel mode d’édition choisir ?). Il m’a demandé s’il pouvait m’envoyer du travail quand lui en aurait trop. J’ai halluciné !

Voilà. Ca, ce sont les « petits » signes de la vie qui me montrent que j’ai eu raison d’essayer, de me lancer dans l’inconnu. Et vous, c’est quoi la prochaine petite action « simple » pour réaliser votre objectif ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Trouver les mots justes

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

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Acteurs du changement

Acteurs du changement

« Coup de gueule »

Je ne sais pas si c’est lié à la forte fatigue que je ressens en ce début d’automne, mais j’ai envie d’un article un peu plus « coup de gueule » que d’habitude, histoire de remettre certaines choses à leur (plus) juste place !
 
J’en ai marre des gens qui se plaignent !
 
Ils se plaignent de leur(s) réalité(s), dans laquelle eux-mêmes ou leurs proches vivent :
  • « Il n’a pas (eu) les moyens pour … »
  • « Il n’a pas (eu) de chance dans sa vie. »
  • « La vie ne lui a pas fait de cadeaux. »
  • « Il ne vient pas d’un milieu facile / aisé… » etc.
Et c’est cela qui m’énerve : Les gens qui subissent !
 
Mais attention, il y a « subir » et « subir. »
Dans le « meilleur » des cas, ils ne font que subir, c’est à dire qu’ils le font « en silence ». Comme ça, je n’en sais rien et je ne risque pas d’être en peine pour eux, ni surtout, trop fatiguée de trop les entendre se plaindre continuellement.
 

« Et la Palme d’Or revient à … Tadam ! »

Le « pire » des cas, ce sont ceux qui « cumulent », sur du long terme ou pas. Véritables « 3 en 1 » :
1) Ils subissent, pensant qu’ils ne peuvent rien faire du tout pour que la situation s’améliore.
2) Ils se plaignent indéfiniment (à qui veut bien les écouter) de leur situation.
ET 3) ILS N’ESSAIENT PAS LA MOINDRE ACTION POUR QUE CA CHANGE !!!
 
Ceux-là m’énervent le plus ! Je ressens pas mal de colère aujourd’hui, et je l’exprime pour l’évacuer… ça ira mieux après. Mais rassurez-vous, je vais tâcher d’être constructive dans ma critique.
 

Subir, ou utiliser les choses ?

La question à laquelle j’ai été confrontée très tôt, après le diagnostic de ma maladie, a été :
« Est-ce que je veux subir, ou est-ce que je veux utiliser ma vie ? »
 
En 2002, suite à l’annonce de ma maladie mais suite aussi à la perte de la vue de mon œil droit, à peine un mois et demi après, mon monde s’est effondré.
J’étais perdue ! « Qu’allais-je faire maintenant avec ces deux handicaps ? » « Comment est-ce que je vais réussir à travailler en fauteuil roulant auprès d’une classe de maternelle ? » « Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? » « Comment vais-je réussir à trouver l’Amour ? »
 
Ben oui, question existentielle aussi que celle de l’amour. Quoique, pas au début. A ce moment-là, mon premier Amour ne m’avait pas encore annoncé qu’il allait me quitter. Il le fera, à peine deux mois plus tard, à près de trois ans et demi de relation. Soit dit en passant, au moment de sa décision, j’étais encore celle qui subissait les choses : Je cherchais uniquement la compassion des autres sur ma situation. Je cherchais leur seule écoute, mais moi j’étais incapable d’écouter ce qu’ils me disaient. J’étais au creux de la vague de ma souffrance.
 
Pour revenir au sujet qui nous intéresse : subir ou utiliser ma vie ? C’est un choix qui m’a très vite été proposé par la vie.
Tout de suite après avoir perdu la vue de mon œil, j’ai rencontré une certaine façon de pratiquer le bouddhisme. Elle m’a vite apaisée, dans le sens où je rencontrais pour la première fois l’idée selon laquelle j’avais choisi ce qu’il m’arrivait.
 

J’aurais donc TOUT choisi depuis le début ??

Tout choisir… Cela avait d’abord eu l’effet d’une surprise. « Euh, vous êtes vraiment sûrs là ??? » Rapidement, j’avais réussi à admettre que c’était plutôt une bonne chose. J’ai accepté comme principe, le fait d’avoir TOUT choisi.
 
Si j’avais TOUT choisi jusqu’à maintenant, je pouvais donc encore continuer à le faire !!!
Ça avait l’air « cool » : je pouvais choisir de reprendre le pouvoir sur les choses… ou pas. Je pouvais choisir ma vie, du moins, je pouvais choisir « comment je voudrais l’utiliser ? »
 

« Utiliser ma vie », c’est agir pour le changement que je souhaite.

A l’époque, « utiliser ma vie » consistait à me dire que je pouvais faire en sorte que ma façon de vivre puisse être un exemple pour encourager les autres, pour que ma vie, telle qu’elle était, soit inspirante.
 
« Utiliser », c’était donc apprendre à composer, à faire avec ce qui était.

Le problème de « faire avec »

Souvent, quand j’entends les personnes dire : « je fais avec », cela signifie qu’elles considèrent ne pas avoir le choix. Elles s’en accommodent, donc pour moi, elles subissent.
 
Je vois moi dans cette expression « faire avec », autre chose. Je la vois dans le sens de : AGIR (faire) AVEC.
J’AGIS, avec ce qui est à cet instant.
J’AGIS, pour créer aussi le changement que je veux voir apparaître dans ma vie.
Quand j’AGIS, je ne SUBIS PLUS, ou je SUBIS MOINS FORT.
Quand j’AGIS, je ne peux plus me laisser partir dans une atmosphère déprimante.

L’action est le plus important.

Quelle que soit ta vie, ta réalité, l’ACTION est le plus important.

Les ACTIONS, c’est tout ce que tu vas faire pour rendre ta vie meilleure, en fonction de ce que tu as besoin pour être bien, toi. (Tiens tiens, je tutoie maintenant… C’est dire comme ça me tient à cœur de te transmettre ça…)
 

Sur quoi agir et comment ?

Tu peux seulement agir sur toi et sur ce que tu penses et ressens. Tu ne peux jamais vraiment agir directement sur les autres ou les phénomènes extérieurs, en tout cas tu ne peux pas avoir d’action qui occasionne directement sur eux du changement tangible, à moins que tu ne sois un grand violent ??? LOL
.

Agir là où tu as le pouvoir.

Donc, d’abord pour te sentir mieux lorsque tu es désemparé, tu peux reprendre le contrôle sur ta respiration. Quand ton cœur s’emballe, que la colère remonte, prends le temps de trois grandes et profondes respirations par le ventre. Focalise-toi sur l’air qui rentre et sort de tes narines.
 
Ensuite, tu peux avoir un meilleur contrôle sur tes pensées négatives. Quand tu en vois une qui se pointe, stoppe-la, et remplace-la par une pensée plus constructive. Pense à ce que tu veux vraiment, par exemple.
 
Enfin, va au contact de la nature ! Promène-toi, touche un arbre et regarde comme lui est là, solide et impassible, malgré tous les hivers qu’il a traversés. Inspire-toi de cet arbre : ses racines sont tellement ancrées profondément dans le sol qu’il est imperturbable face aux tempêtes. Ses hivers l’ont rendu plus fort, plus grand, il inspire le respect.

Vas-y petit à petit.

Il ne s’agit pas d’agir à tout-va ou de vouloir tout révolutionner d’un coup.
Prends avant tout le temps d’aller voir en toi, de te tourner vers toi, pour observer ce qui se passe à l’intérieur.
De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce que tu voudrais à la place, qui soit réalisable dans le temps ?
Observe ton intériorité, et fais-le dans la mesure du possible, sans juger ce que tu y vois.
 
De quoi as-tu besoin pour être bien (ou mieux, là, en ce moment) ?
Accorde-le toi ensuite, que ce soit du repos, du temps pour toi ou avec des personnes ressourcantes et disponibles,
 
Regarde enfin comment il est possible d’agir afin de te sentir mieux, en te rapprochant un peu plus de ce que tu souhaites vivre. Procède par étapes (petit à petit).
 
 
Si tu prends d’abord ce temps de t’observer, alors tes actions seront plus concrètes (ciblées), car réfléchies.
Et tant que tu seras dans l’action, il ne te restera plus vraiment d’énergie pour te plaindre ou t’apitoyer sur ton sort !
Alors, tu préfères quoi ?
Pleurer ta vie parce que tu n’auras pas agi ?
Ou pleurer de joie un jour, parce que tu auras agi pour prendre ta vie en main et ne pas avoir de regret ?

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Acteurs du changement

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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La puissance de l’écoute

La puissance de l’écoute

Un premier entretien pour écouter véritablement.

J’offre toujours aux personnes de prendre le temps d’un premier entretien, au cours duquel elles partagent avec moi leurs envies autour de l’écriture, mais aussi ce qui les bloque pour passer à l’étape suivante.

Cela nous permet de faire connaissance, de créer un premier lien.

 Lors de l’un d’eux, j’ai vécu un moment intense en concentration. Un moment où il m’a fallu être véritablement présente et à l’écoute.

J’entendais et ressentais un grand flot d’informations, à demi-dévoilées et éparses.

Comme si la personne se sentait coincée entre le fait de vouloir tout me dire pour que je puisse bien comprendre sa situation, et la timidité naturelle du début de cette relation qui se créait.

En quelque sorte, j’étais encore une inconnue, mais à qui elle confiait déjà les combats véritables de sa vie.

Les gens se confient facilement à moi.

J’ai commencé très jeune à me rendre compte que les gens arrivaient à se confier facilement à moi. Je ne comprenais pas véritablement pourquoi ils le faisaient.

Un jour, alors que j’attendais le bus, dans mon fauteuil roulant, une dame s’était arrêtée près de moi et avait commencé à me parler de son fils qui avait raté son avion, des relations qu’elle entretenait avec lui…

Cet épisode m’avait interrogée : mais pourquoi est-ce que cela m’arrive ? Pourquoi les gens se confient-ils tant à moi ?

 Je veux comprendre pourquoi.

Après avoir appris le braille en 2005, ce questionnement m’avait poussé à reprendre mes études en psychologie. Je voulais comprendre ce qui provoquait ça et s’il y avait un nom pour ce phénomène.

Je n’ai pas eu le temps de connaître la réponse, ayant suivi la voie de la formation professionnelle pour adultes, plus rapide pour commencer à exercer mon métier de formatrice.

J’ai développé des capacités à écouter l’autre.

Je suis devenue capable d’une grande empathie. J’ai une grande capacité d’écoute de l’autre. Je sais l’accueillir dans ce qu’il est, l’écouter sans juger (le plus possible.) J’arrive à comprendre et même ressentir véritablement, ce que les personnes vivent et peuvent ressentir. 

Pendant les entretiens que je propose, sortes de rencontres d’âmes, je sens que mon écoute permet aux barrières de tomber plus facilement, et que les gens s’ouvrent plus rapidement.

Je pense que c’est aussi parce qu’ils sont touchés et reconnaissants de ce temps que je suis capable de leur consacrer, qu’ils me laissent rentrer naturellement dans leur univers et partagent leurs problèmes plus facilement. Je reçois avec bonheur la confiance qu’ils m’accordent.

En plus, comme j’aime à le répéter : « Je suis une tombe ». Ce qu’on me confie reste entre nous seuls.

Mais ça n’a pas toujours été aussi simple d’être dans l’écoute !

Avant, je pouvais m’épuiser tellement j’écoutais.

Avec le recul, j’ai compris pourquoi j’en arrivais là.

  • Je n’osais pas exprimer mon avis quand il était différent.
  • Je ne savais pas « couper » l’autre, dans le sens de mettre fin à la discussion, lorsque celle-ci n’était en fait qu’un monologue, où la personne ne faisait que se plaindre.

Je ne savais donc pas encore mettre de limites à mon écoute.

Les conséquences étaient multiples :  

  • Je m’épuisais.
  • Je râlais sur mon entourage.
  • Je n’avais pas envie de revoir ou de reparler à la personne qui m’avait épuisée. 

Mettre des limites, en commençant par m’écouter.

En fait, je n’avais pas encore pris conscience que pour être capable de bien écouter l’autre, il fallait d’abord que j’apprenne à mieux m’écouter.

Ainsi, quand je sens maintenant que la fatigue arrive, j’exprime à la personne que je suis fatiguée et qu’il est temps de terminer la discussion. 

Je suis capable de dire « non », quand je sens que ce n’est pas le bon moment pour moi de commencer une discussion (si elle n’était pas prévue).

Je dis aussi « non » quand je crois que la personne est capable de mobiliser ses propres ressources. Je ne souhaite pas rendre l’autre dépendant de mon écoute. Je considère que l’écoute est ce qui doit amener la personne écoutée à passer ensuite à l’action pour avancer.

J’arrive enfin à dire non quand j’ai d’autres priorités, que je considère comme plus importantes. Par exemple, je peux maintenant choisir de prioriser de passer ma soirée à regarder une série avec mon chéri, plutôt que d’être au téléphone avec un ami que j’ai déjà eu la veille.   

Je prends du temps pour moi, pour me reposer et me ressourcer.

Si je reprends le cas de l’entretien cité plus haut, j’avais prévu après celui-ci de poursuivre la mise en place d’une page de mon site web.
Fatiguée par l’extrême concentration et attention requises au cours de cet échange, je n’avais qu’une envie : prendre un bain. Ce que j’ai pris le temps de faire, avant de rejoindre mon amie un peu plus tard que prévu au restaurant.

Dans ce bain, j’étais en présence totale avec moi, par ma respiration, mes ressentis, les perceptions de l’eau sur ma peau à divers endroits de mon corps.

En un temps record, toute la fatigue s’est dissipée et l’énergie est revenue pour la suite de la soiré ! C’était incroyable. 

Il me reste néanmoins une limite dans mon écoute.

Je constate effectivement qu’une limite reste encore présente dans mon écoute : lorsque je me rends compte que la personne ne cherche pas à aller mieux et qu’elle veut juste se plaindre ! Ces personnes m’épuisent encore ! J’ai déjà tellement d’énergie à mobiliser pour moi au quotidien ! Heureusement, je n’en croise plus beaucoup des « comme ça » depuis quelques temps.

 

Si vous n’êtes pas une personne « comme ça », on pourrait peut-être prendre contact pour faire connaissance lors d’un entretien ?

Vous pouvez aussi simplement partager en commentaires, vos secrets pour écouter l’autre ou être capable d’être écouté et compris.

Je vous dis à la semaine prochaine !

 

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

La puissance de l'écoute

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

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Ma quête de l’autonomie

Ma quête de l’autonomie

L’autonomie, un vaste sujet.

Cela fait un petit moment que j’ai commencé à écrire cet article sur l’autonomie, et j’ai constaté que je n’arrivais toujours pas à le publier…

Vraisemblablement parce que la question de l’autonomie est vaste. Elle revêt tellement de sens et de significations possibles en fonction des individus !

Je souhaitais faire un tour de la question avant d’en faire un article. Je n’ai pas fini mon tour en question…

J’ai donc décidé de le publier tel quel, parce que finalement, le plus important n’est pas qu’il soit parfait et « terminé », dans le sens de « j’ai tout dit sur le sujet ». Le plus important est qu’il montre une partie de moi, telle que je suis en ce moment, et parce que c’est bien là l’objectif original de mon blog : raconter, m’exprimer, me dévoiler un peu plus.

 

Comment m’est venue l’idée d’écrire sur l’autonomie ?

Le mot « autonomie » m’est venu un soir où j’étais en train de méditer avec d’autres amies. J’ai alors eu l’envie de réfléchir dessus, puis de le mettre en lien avec ce que j’étais en train de vivre à ce moment-là.

J’ai dissocié deux notions dans ce même mot :

  • La recherche de l’autonomie dans ma vie de tous les jours avec mon handicap.
  • et cette autre autonomie, que je qualifierais plutôt d' »intérieure », et qui venait, au moment de cette méditation avec d’autres, de m’apparaître soudain comme essentielle pour mon bien-être…

Mais, entre la quête de cette autonomie et la réalité, je m’apercevais qu’il pouvait y avoir encore de la distance sur certains points …

 

Au fait : est-on ou devient-on autonome ?

Si l’autonomie à certains égards, s’acquiert au fil du temps et des expériences qu’on fait dans sa vie, alors j’utiliserais plutôt l’expression « devenir autonome. » Si je suis capable de faire seule, de trouver par moi-même les solutions à mes problèmes, alors j’estime que « je suis autonome. » (verbe « être »)

Mais ne serait-ce pas plutôt  » je suis devenue  » autonome ? Je suis devenue autonome parce que j’ai appris à devenir autonome.

L’autonomie serait finalement pour moi quelque chose qui s’apprend, mais qui s’apprend plus facilement si… on en ressent le besoin, ou qu’on en a l’envie ! Et qui s’apprend d’autant plus vite, si son environnement y est propice.

Mon autonomie au quotidien, entre quête et réalité.

A l’âge de 21 ans, dès l’apparition du handicap dans ma vie, je cherche presque instantanément à devenir autonome.

Cela signifie d’abord et à l’époque, avoir un travail pour gagner mon propre argent et ne plus être dépendante des allocations de l’Etat, parce que leur montant mensuel est loin d’être généreux, même si me concernant elles sont suffisantes, car je ne fume ni ne suis spécialement dépensière.

Avoir un travail, c’était aussi me prouver que je pouvais contrer/dépasser les limites imposées par mon handicap.

J’ai toujours eu cette impression qu’en France, on donnait de l’argent aux personnes handicapées pour qu’elles restent chez elles. La plupart d’entre elles ne sont en effet pas vraiment accompagnées pour trouver une activité minimale à faire, histoire de contribuer à la société à la hauteur de leurs capacités et se sentir ainsi plus utiles en contribuant.

J’ai conscience que je ne fais là que projeter ma façon de penser. J’ai bien conscience aussi que tous les handicaps ne permettent pas de travailler…

En tout cas, une fois la maladie acceptée, j’ai mis tout ce qu’il me fallait mettre en place pour parvenir à exercer le métier que je voulais vraiment : formatrice pour adultes. J’avais déjà cette compétence à transmettre et réexpliquer les choses simplement, à les rendre faciles. Et j’adorais ça !

 

L’autonomie, après l’apparition de mon handicap,  passait aussi bien évidemment par le fait de parvenir à me déplacer seule. J’avais non seulement du mal à marcher à l’époque, mais en plus je voyais vraiment très mal avec l’unique œil qu’il me restait !

En plus du temps à patienter, avant de pouvoir rentrer en formation pour apprendre le braille, il m’avait également fallu un peu de temps pour accepter l’idée d’utiliser un fauteuil électrique.

J’avoue qu’après, je me réjouissais de pouvoir faire mes courses seule, prendre le bus, aller chez le kiné ou l’esthéticienne, retrouver des amis…etc. Je n’avais presque plus besoin de personne pour m’aider.

 

Et puis, il y a eu la grande découverte de l’amélioration inattendue de l’acuité visuelle de mon œil gauche ! C’était vraiment une surprise, car les médecins, au tout début, m’avaient pronostiqué que je le perdrai à son tour, tout comme ce qui s’était passé pour mon œil droit, par un décollement de rétine.

Mon acuité est passée d’à peine 2 dixièmes à 6 dixièmes. De ce fait, j’ai pu repasser pour la deuxième fois devant l’inspecteur de conduite et retrouver mon permis de conduire. Enfin je pouvais acheter ma première voiture ! On était en 2009, j’avais 28 ans, et c’est clairement ce qui m’a permis de trouver mon premier emploi en tant que formatrice.

 

Dans ce premier travail, j’étais également autonome, car d’emblée mon patron m’a accordé sa confiance, en me laissant seule maître à bord sur le lieu de formation. Bien sûr j’avais des collègues auxquels je pouvais référer en cas de besoin ou pour demander de l’aide, mais j’étais quand même seule la plupart du temps. Cette confiance que l’on m’a accordée, j’ai fait de mon mieux pour y répondre et je pense m’en être bien sortie !

4 ans après, la crise économique est passée par là et j’ai perdu mon boulot.

 

Ma quête de l’autonomie s’est alors transformée.

D’abord, j’ai pris conscience de l’importance de prendre véritablement soin de moi, d’être beaucoup plus à l’écoute de mon corps et de ses limites. De les accepter. D’écouter plus mon intériorité. Ce autre sorte de travail m’a pris deux ans et a duré jusqu’en 2015.

Cette année-là, mon envie de retravailler et contribuer à la société a repointé le bout de son nez. Je me suis alors fait accompagner par un coach, je me suis auto-formée via Internet, puis j’ai intégré une coopérative d’activités et d’emploi pour lancer mon activité en ligne.

Elle a depuis connu quelques évolutions, mais je constate une fois encore que le travail, mon travail et les clients que j’aide, sont encore ce qui me donne l’envie de me lever tous les matins !

 

Depuis le début de ma maladie donc, et jusqu’à maintenant encore, la recherche de l’autonomie est pour moi un moteur. C’est même ma quête principale.

Et cette quête de l’autonomie passe par le travail. Ce travail que je crée, chaque jour un peu plus vers ce qui me ressemble, est ce qui fait qu’à travers lui je m’accomplis, tout en aidant les autres…

Cette quête de travail me motive pour tout mettre en œuvre pour avancer, pour devenir autonome financièrement, en gagnant mon propre argent.

Ainsi, dans le fait de rester active, je n’ai plus l’impression de subir le handicap. Je l’utilise.

Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Ma quête de l'autonomie

Je suis « 3 en 1 » ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

A travers mon accompagnement, mes corrections ou mes formations en ligne, vos projets d’évolution personnelle et professionnelle se concrétisent.

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