« Coup de gueule »

Je ne sais pas si c’est lié à la forte fatigue que je ressens en ce début d’automne, mais j’ai envie d’un article un peu plus « coup de gueule » que d’habitude, histoire de remettre certaines choses à leur (plus) juste place !
 
J’en ai marre des gens qui se plaignent !
 
Ils se plaignent de leur(s) réalité(s), dans laquelle eux-mêmes ou leurs proches vivent :
  • « Il n’a pas (eu) les moyens pour … »
  • « Il n’a pas (eu) de chance dans sa vie. »
  • « La vie ne lui a pas fait de cadeaux. »
  • « Il ne vient pas d’un milieu facile / aisé… » etc.
Et c’est cela qui m’énerve : Les gens qui subissent !
 
Mais attention, il y a « subir » et « subir. »
Dans le “meilleur” des cas, ils ne font que subir, c’est à dire qu’ils le font « en silence ». Comme ça, je n’en sais rien et je ne risque pas d’être en peine pour eux, ni surtout, trop fatiguée de trop les entendre se plaindre continuellement.
 

« Et la Palme d’Or revient à … Tadam ! »

Le « pire » des cas, ce sont ceux qui « cumulent », sur du long terme ou pas. Véritables « 3 en 1 » :
1) Ils subissent, pensant qu’ils ne peuvent rien faire du tout pour que la situation s’améliore.
2) Ils se plaignent indéfiniment (à qui veut bien les écouter) de leur situation.
ET 3) ILS N’ESSAIENT PAS LA MOINDRE ACTION POUR QUE CA CHANGE !!!
 
Ceux-là m’énervent le plus ! Je ressens pas mal de colère aujourd’hui, et je l’exprime pour l’évacuer… ça ira mieux après. Mais rassurez-vous, je vais tâcher d’être constructive dans ma critique.
 

Subir, ou utiliser les choses ?

La question à laquelle j’ai été confrontée très tôt, après le diagnostic de ma maladie, a été :
« Est-ce que je veux subir, ou est-ce que je veux utiliser ma vie ? »
 
En 2002, suite à l’annonce de ma maladie mais suite aussi à la perte de la vue de mon œil droit, à peine un mois et demi après, mon monde s’est effondré.
J’étais perdue ! “Qu’allais-je faire maintenant avec ces deux handicaps ?” “Comment est-ce que je vais réussir à travailler en fauteuil roulant auprès d’une classe de maternelle ?” “Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” “Comment vais-je réussir à trouver l’Amour ?”
 
Ben oui, question existentielle aussi que celle de l’amour. Quoique, pas au début. A ce moment-là, mon premier Amour ne m’avait pas encore annoncé qu’il allait me quitter. Il le fera, à peine deux mois plus tard, à près de trois ans et demi de relation. Soit dit en passant, au moment de sa décision, j’étais encore celle qui subissait les choses : Je cherchais uniquement la compassion des autres sur ma situation. Je cherchais leur seule écoute, mais moi j’étais incapable d’écouter ce qu’ils me disaient. J’étais au creux de la vague de ma souffrance.
 
Pour revenir au sujet qui nous intéresse : subir ou utiliser ma vie ? C’est un choix qui m’a très vite été proposé par la vie.
Tout de suite après avoir perdu la vue de mon œil, j’ai rencontré une certaine façon de pratiquer le bouddhisme. Elle m’a vite apaisée, dans le sens où je rencontrais pour la première fois l’idée selon laquelle j’avais choisi ce qu’il m’arrivait.
 

J’aurais donc TOUT choisi depuis le début ??

Tout choisir… Cela avait d’abord eu l’effet d’une surprise. « Euh, vous êtes vraiment sûrs là ??? » Rapidement, j’avais réussi à admettre que c’était plutôt une bonne chose. J’ai accepté comme principe, le fait d’avoir TOUT choisi.
 
Si j’avais TOUT choisi jusqu’à maintenant, je pouvais donc encore continuer à le faire !!!
Ça avait l’air « cool » : je pouvais choisir de reprendre le pouvoir sur les choses… ou pas. Je pouvais choisir ma vie, du moins, je pouvais choisir « comment je voudrais l’utiliser ? »
 

« Utiliser ma vie », c’est agir pour le changement que je souhaite.

A l’époque, « utiliser ma vie » consistait à me dire que je pouvais faire en sorte que ma façon de vivre puisse être un exemple pour encourager les autres, pour que ma vie, telle qu’elle était, soit inspirante.
 
“Utiliser”, c’était donc apprendre à composer, à faire avec ce qui était.

Le problème de « faire avec »

Souvent, quand j’entends les personnes dire : “je fais avec”, cela signifie qu’elles considèrent ne pas avoir le choix. Elles s’en accommodent, donc pour moi, elles subissent.
 
Je vois moi dans cette expression “faire avec”, autre chose. Je la vois dans le sens de : AGIR (faire) AVEC.
J’AGIS, avec ce qui est à cet instant.
J’AGIS, pour créer aussi le changement que je veux voir apparaître dans ma vie.
Quand j’AGIS, je ne SUBIS PLUS, ou je SUBIS MOINS FORT.
Quand j’AGIS, je ne peux plus me laisser partir dans une atmosphère déprimante.

L’action est le plus important.

Quelle que soit ta vie, ta réalité, l’ACTION est le plus important.

Les ACTIONS, c’est tout ce que tu vas faire pour rendre ta vie meilleure, en fonction de ce que tu as besoin pour être bien, toi. (Tiens tiens, je tutoie maintenant… C’est dire comme ça me tient à cœur de te transmettre ça…)
 

Sur quoi agir et comment ?

Tu peux seulement agir sur toi et sur ce que tu penses et ressens. Tu ne peux jamais vraiment agir directement sur les autres ou les phénomènes extérieurs, en tout cas tu ne peux pas avoir d’action qui occasionne directement sur eux du changement tangible, à moins que tu ne sois un grand violent ??? LOL
.

Agir là où tu as le pouvoir.

Donc, d’abord pour te sentir mieux lorsque tu es désemparé, tu peux reprendre le contrôle sur ta respiration. Quand ton cœur s’emballe, que la colère remonte, prends le temps de trois grandes et profondes respirations par le ventre. Focalise-toi sur l’air qui rentre et sort de tes narines.
 
Ensuite, tu peux avoir un meilleur contrôle sur tes pensées négatives. Quand tu en vois une qui se pointe, stoppe-la, et remplace-la par une pensée plus constructive. Pense à ce que tu veux vraiment, par exemple.
 
Enfin, va au contact de la nature ! Promène-toi, touche un arbre et regarde comme lui est là, solide et impassible, malgré tous les hivers qu’il a traversés. Inspire-toi de cet arbre : ses racines sont tellement ancrées profondément dans le sol qu’il est imperturbable face aux tempêtes. Ses hivers l’ont rendu plus fort, plus grand, il inspire le respect.

Vas-y petit à petit.

Il ne s’agit pas d’agir à tout-va ou de vouloir tout révolutionner d’un coup.
Prends avant tout le temps d’aller voir en toi, de te tourner vers toi, pour observer ce qui se passe à l’intérieur.
De quoi as-tu peur ? Qu’est-ce que tu voudrais à la place, qui soit réalisable dans le temps ?
Observe ton intériorité, et fais-le dans la mesure du possible, sans juger ce que tu y vois.
 
De quoi as-tu besoin pour être bien (ou mieux, là, en ce moment) ?
Accorde-le toi ensuite, que ce soit du repos, du temps pour toi ou avec des personnes ressourcantes et disponibles,
 
Regarde enfin comment il est possible d’agir afin de te sentir mieux, en te rapprochant un peu plus de ce que tu souhaites vivre. Procède par étapes (petit à petit).
 
 
Si tu prends d’abord ce temps de t’observer, alors tes actions seront plus concrètes (ciblées), car réfléchies.
Et tant que tu seras dans l’action, il ne te restera plus vraiment d’énergie pour te plaindre ou t’apitoyer sur ton sort !
Alors, tu préfères quoi ?
Pleurer ta vie parce que tu n’auras pas agi ?
Ou pleurer de joie un jour, parce que tu auras agi pour prendre ta vie en main et ne pas avoir de regret ?

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Ludivine Lesénéchal

Ludivine Lesénéchal

Acteurs du changement

Je suis “3 en 1” ! Coach en écriture, correctrice et formatrice d’adultes.

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